IV
SiO
DAME MARGUERITE
Âh ! luunsieiir Mercier , cütnine (Ht le maître d’école, vous êtes un fier homme. L’enthousiasme s’enfuit bien vite quand rien n’y répond.
M. MÊRCrER.
De quoi vous plaignez-vous? Vous vous êtes réjouis, vous vous êtes brouillés, vous vous êtes raccommodés ; tout cela pour une nouvelle qui s’est trouvée fausse, et qui n’a produit d’accidens que ceux créés 'par votre imagination. N’y a-t-il pas un pouvoir qui veille pour tous ? Il reviendra de bons momens.
Il n’y aura donc plus de pèlerins ni d’invention de testamens, ni de madame Boivin qui fait la fière à cause qu’elle est madame Boivin ; car je ne.lui vois pas d’autre raison.
M. MERCIER
Je ne vous dis pas que les fous ne feront plus de folies; les hypocrites, de grimaces; les gens cupides, de projets de toute espèce. Au lieu d’un pèlerin , U y en aura peut-être dix ; il se trouvera peutêtre trente madame Boivin ; qu’est-ce que tout cela fait ? Moquez-vous de ce qui est ridicule ; apprenez à vos enfans à apprécier le bonheur dont ils peuvent jouir; repoussez froidement les gens qui essaient de faire les fiers avec vous ; tenez-vous bien tous; soyez unis, calmes, tranquilles; travaillez et jouissez. Surtout n’ayez confiance qu’en ceux qui défendent vos intérêts; car c’e.st avec l’argent