LES
INTERPRÉTATIONS
M. ROBERT
Je vous assure que je suis cuiifus du dérangement que Je vous cause ; j’aurais fort bien été tout seul à la diligence. '■ '
M. UUBOURG.
Quel dérangement de se lever à cinq heures du matin, dans le mois de mai, par un temps aussi beau ! Vous plaisantez.
M. ROBERT
Je n’oublierai de ma vie la bonne réception que vous m’avez faite, vous, madame Dubourg et votre • charmante hile, mademoiselle Annette.
M. DÜBOURG.
Vous n’étes pas resté assez long-temps avec nous pour pouvoir apprécier ma femme et ma hile; ce sont des anges, monsieur Robert. Promettez-moi de revenir bientôt, et que vous me donnerez au moins une quinzaine. Le Havre n’est pas si loin.
LES INTEnPBETATlONS.
M. BOBERT.
Vous avez quitté le commerce; moi, j’y suis encore. Une absence, quelque coi»rte qu’eUe soit, est toujours une absence ; vous devez vous le rappeler. ,
M. DUBOURG
Ma foi ! quand on est aussi avancé que vous l’étes, on peut bien se donner un peu ses aises. Puisque me voilà sur pieds de si bonne heure, aussitôt que je vous aurai emballé, j’irai prendre un bain.
, M. ROBERT
Sans savoir si cela vous est bon ? En province , il y a encore" beaucoup de gens qui ne se baigneraient pas sans avoir consulté.
M. DUBUÜRU.
Ob ! bien, à Paris, pour un oui, pour un non, ou va se jeter à l’eau; c’est ainsi qu’on parle.