M. DUBOURG. CATHERINE, ROSE
ROSE
Ne la croyez pas, au moins, monsieur.
CATHERINE
Ce jour-ci m’aura donné une bonne leçon pour ne me fier dorénavant -à personne. Croiriez- vous, monsieur, que monsieur Lesec lui-même, le futur beau-père de mademoiselle, n’a pas eu honte de venir retirer sa parole ?
M. DUBOURG
Monsieur Lesec !
CATHERINE
Oui, monsieur. Rose était là quand il a eu le courage de dire qu’aussitôt que les gens devenaient malheureux, H ne .s’occupait pas même de les plaindre.
( M. Duliourg Appuie và main sur son front, comme pour chasser un senlimenl pcniUle.)
Heureusement, monsieur, tous les cœurs ne re.ssem-
blent pas au sien. (Klletir. un. leltre de m poche.) \^oici UHC
lettre que monsieur Constant m’avait remise pour madame.... Elle doit être bien sensible, car il pleurait comme un enfant tandis qu’il l’écrivait.
U. DUBOURG ouvre la lettre et la lit <le$ ^eui.
Excellent jeune homme! comme il parle bien de moi.... Annette et lui s’aimaient autant que cela! Je
Digilized by Googl
SCÈ^’E XIX.
croyais que ce n’était qu’un amour de tête. Pauvres enfans! Je ne suis plus si fâché qu’on m’ait noyé.... Au fait, j’avais écouté les propositions de monsieur Lesec, parce que, quand on a donné sa fille à un notaire, on dit : « J’ai donné ma fille à un notaire», et tout est dit. Mais, d’après ce que je vois, les fortunes mêmes ne seraient-elles pas égales, c’est une bien meilleure affaire. Monsieur Constant ne sera pas un gendre, ce sera un fils.... C’est si rare! Rentrons, Catherine.
ROSE
Et moi, monsieur, qui n’ai plus de place?
M. DCDOÜRG.
Dame! mon enfant, si tu es une langue....
CATHERINE
Mais, monsieur, n’écoutez doue pas madame Babylas. Est-ce à l’âge de Rose que l’on fait des propos? Il faut avoir fait bien d’autres choses avant.
LA PLIS MAUVAISE ROUE d’uN CHARIOT FAIT TOUJOURS LE PLUS DE ERUIT.
Oigitiz^ by Googlè
LE SOUPER
OU