‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 184 sur 254 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

peut-être honorable; ce qui est encore bien mieux. On dira l’honorable monsieur Dupré. Tu ne vois pas où je vas, toi; tu ne t’en doutes pas. (ii se remet à lire. )

« Honnête monsieur Dupré. L’influence si bien tt méritée dont vous jouissez dans ce département; « le crédit que votre commerce et vos vertus doivent « vous attirer de la part de nos électeurs secondaires; a la rectitude de votre jugement; le dévouement et a le zèle que vous avez toujours montrés pour la n bonne cause, font un devoir à tous les’défenseurs « des saines doctrines de vous adresser leurs félici- « tâtions dans ce moment si décisif pour vous et pour «< nous. »

MADAME DLTRK.

Quel galimatias !

M. DUPRÉ, liwnl.

« T/hydre aux cent tètes devient plus menaçante « que jamais.... »

Je ne comprends pas ce qu’il veut dire.

M. DUPRÉ

Avons-nous été élevés pour comprendre tout cela, madame Dupré? On m’en dit bien d’autres; je ne fais semblant de rien ; je les laisse aller ; et je suis sûr qu’ils s’imaginent tous que c’est pour moi comme s’ils me parlaient français.

MADAME DUPRE.

Si tu ne leur donnais que ta voix , je ne dirais rien ; mais pourquoi te faire leur commissionnaire auprès

AVANT ET APRES

de nos marchands , de nos fermiers , de tous ceux qui ont conBance en toi ?

M. DDPBE.

Il faudrait donc renoncer à ma considération , et n’avoir l’air que d’un électeur comme un autre?

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