‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 215 sur 254 · SCÈNE XXV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXV

M. DUPRÉ

J’étouffe.... Ce n’est pas croyable.... Pas même une invitation!... (Us'»ui«i.) Une simple politesse aurait

AVANT ET APRES

soe

été de trop dès qu’ils n'avaient plus besoin de moi.... Ils vont se raviser sans doute.... Non; il ne faut pas se faire illusion.... Je n’étais pour eux qu’une machine comme celles de ma manufacture.... Pauvre Dupré ! a.s-tu été sot ! Brouillé avec ma famille , avec mes amis.... et pour qui?... pour des têtes légères, sans cervelle, qui, ne pense’nt plus- qu’elles pourront encore avoir besoin de moi.... Ils m’avaienjt séduit cependant, je- ne le cache pas, complètement séduit. Je suis bon; ils me parlaient de leurs malheurs, car je ne sais pas quand ils cesseront de se trouver malheureux; je les plaignais; je trouvais qu’il était bien de mettre quelques uns des leui-s en position de pouvoir les défendre.... Imbécile que j’étais ! J’ai pris des engagemens à cause d’eux, accordé des termes, fait des avances. Je me suis compromis de toutes les façons.... et ils m’oublient.... ils me laissent seul. J’enrage et je ris en même temps de leur inconséquence. C’est plat. Pas une visite, une pauvre petite visite... Ah! patience! patience! Il reviendra des élections, il faut l’espérer :

on ON s’est MOi:iLLÉ ON SE SÈCHE.

LA DESTITUTION

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