‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 25 sur 254 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

- FIRMIN et LALLEMAND a'.bord, caïuiu MADAME LORIOL.

> LALLEMAND

Monsi'é, ch’ai déchà réussi. Il est pieu en colère; mais le foilà.

MADAMK LORlOlj, avec vehemence.

Restra ici, Lallemand près de moi. ( a Firmin. >

Que venez-vous chercher dans cette maison , monsieur? Ignorezrvous que j’y suis la maîtresse? la seule maîtresse? que je puis y faire ce que je veux, tout ce que je veux ; que personne n’a le droit

de s’y opposer, ni de me (j||^tredire que je ne

le souffrirai pas? Non, monsieur, je ne le souffrirai pas.

FIRMIN, avec doucaur et sang-froid.

Mais, madame, qui pense à vous contredire?

MADAME LORIOL, toujours avec vchemeacc.

Vous coniiais.sez l’écriture de votre père; (f.iu ini doDiM uo. lettre. } tenez, lisez la dernière lettre qu’il m’a écrite; et, si cela ne .suffit pas, (Eiie lui remet' un papier.)

voyez cette procuration qu’il m’a envoyée.

(IRMIN, lut rendant le tout sans l'avoir regarda.

.Te n’ai pas besoin de preuves.

• Tp

MADAME LORIOL

. Pourquoi donc alors vous introduisez-vous furti-

iio LE pomroin en quenouille.

vement chez moi ? Quelles sont vos intentions en * ■* recherchant mes ennemis ?

Vos ennemis! vous n’en avez pas.

MADAME LORIOL

Pardonnez-moi, monsieur; tous les gens que je. renvoie sont mes ennemis. .

FIRMIN

Même ce pauvre Lallemand, qui vous sert dans ce moment-ci de garde-du-corps ?

MADAME LORIUL.

l'2st-ce le pavillon que je fais bâtir que vous prétendez blâmer?

^Hm^'IRMIN.

.le l’approuve très-fort, au contraire.

MADAME LORIOT

C’est donc la manière dont je m'y prends pour le payer ?

, f FIRMIN.

Je n’en sais pas un mot. ^ *

- MADAME LORIOL

Eh bien ! monsieur, je demande à mes fermieri» deux années d’avance sur leurs ferinag»», et je leur donne quittance de trois ans; cela me convient.

C’est une manière tout comme une autre. •

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