‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 27 sur 254 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

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' SCÈNE XIX

MAOIME LORIOL, FIRMIN.

MADAME LORIOL

Soyez (le bonne foi, Firmin, vous trouvez que ce

pavillon est une folie.

’ FIRMIN

’ Que vous importe? N’ètes-vous pas maîtresse, entièrement maîtresse, maîtresse absolue ?

MADAME LORIOL

Je sais cela. Aussi n’est-ce qu’une question que je vous lais.

FIRMIN

Eli bien ! je vous dirai an contraire que je trouve que c’est une chose fort raisonnable.

MADAME LORIOL

■Réellement?

FIRMIN

'Sans contredit. Cela vous occupe, cela vous plaît.

MADAME LORIOL

Agathe m’y a un peu poussée. ,

FIRMIN

Voilà qui gâte tout. Quand un pouvoir comme le vôtre n’est pas la volonté seule de la personne qui le possède, ce n’est plus qu’un chaos, et un chaos qui peut vous donner beaucoup d’ennuis.

LE POUVOin EN QUENOUILLE. •

MADAME LORIOL

C’est ce que je crains. Elle prétend que cela me fera un grand honneur dans l’avenir.

Si vous avez confiance en elle

MADAME LORIOL

Moi ! je n’ai confiance en personne.

FIRMIN

Vous vous laissez influencer du moins ?

MADAME LORIOL

Par surprise, et faute de vouloir me donner la peine d’approfondir les choses.

FIRMIN

Cela peut aller loin.

MADAME LORIOL

Il y a des instans où je pense comme toi. ‘

FIRMIN

Voici comme j’entendrais votre position.' Vous aimez à faire de la tapisserie : je m’établirais dans mon salon, à ma place accoutumée, avec Bichon sur un petit tabouret

MADAME LORIOL

Parle, parle, je t’écoute.

FIRMIN

Et là, en maîtresse absolue, je laisserais faire à eliacuii sa besogne Seulement

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