‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 106 sur 166 · M. TIRECHAPE · texte numérisé non relu

M. TIRECHAPE

Oui , c'est cela même ; elle est venue me consulter il n'y a pas long-temps , pour plaider en séparation contre son mari j qui est un pauvre officier.

M. DES BOURDONNAIS

Ah ! ah ! je l'ai conseillé , cet officier 5 il aurait gagné son procès.

M. TIREGHAPE.

Aussi , noug l'avons fait passer aux Iles , et elle en est débarrassée.

L*ABBÉ

Cest-il bien vrai , ce que vous dites là, JBBMMiears?

M. TIREGHAPE.

Certainement.

L*ABBÉ

C'est que je la connais beaucoup , cette comtesse-là.

M"«. DES PR0UVAIRE5.

Oui,rAbbé?

Elle est la plus grande amie de la baronne des Victoires.

M. TIREGHAPE,

Et moi , je connais beaucoup la Baronne. Son mari aTait été autrefois ëcriyain public dans la place des Victoires, et il en avait pris le nom avec le titre de Baron , après avoir gagné infiniment d'argent à contrefaire les écritures.

L'ABBÉ

La Baronne n a donc jamais su cela ?

M. TIA£<]HAPE.

Elle Fa su par moi , parce que ce prétendu baron s'est trouvé impliqué dans une affaire criminelle; et comme je la connaissais de longue main ^ elle, je Vfm ai avertie, et elle Fa fait sauver dans les Iles , où il est mort.

M—, DU ROULE

Voilà de jolies femmes de qualité !

M«*. DES PROUVAIRES

Allons, TAbbé, laissez4es là , et venez souper avec nous.

L*ABBÉ

Je réponds qu'elles ne sont pas tout ce que disent ces messieurs. Elles ont trop bonne compagnie chez elles pour cela.

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Adieu ^ FAbbé. Qaand tous Tcm

L'ABBÉ

J^aarad cet homieor^ dtanain , madame.

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