‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 125 sur 166 · VALÈRE, ORGON · texte numérisé non relu

VALÈRE, ORGON

▼ALERE.

Je m y perds. A-t-on jamais rien tu de pareil? Est-ce un songe ou nne réalité ?

ORGOTf.

Eh bien ! monsieur Yalère, tous ne terminez donc rien ? Qu*est devenu ce bel amour que tous vantiez tant? Ah, ah, ah.

VALÈRE

Je ne sais , monsieur , ce que vous pouvez trouver de plaisant & tout cela ; mais , pour moi , cela me tourmente beaucoup et m'ennuie très-fort.

ORGON

Ah ! cela est différent ^ et si vous n*aimez plus ma fille , il faut le dire tout de suite et sans hésiter.

VALÈRE

Moi , ne plus aimer Isabelle ! qui peut vous le faire penser ? Vous m'insultez , monsieur Orgon , vous

m'outragez , et si vous n'étiez pas son père , avec

de pareils propos , vous passeriez mal votre temps , entendez-vous?

ORGON

Eh bien , épousez-la donc , puisque je veux bien TOUS la donner. Tenez y la voilà encore , arrangez- TOUS avec elle , profitez du moment : on ne peut pas être plus raisonnable que je ne le suis. Que voulez* vous que je fasse de plus que de consentir que vous Fépousiez? Ah, ah , ah.

( Il 8*en -va en riant.)

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