VALÈRE, ORGON
▼ALERE.
Je m y perds. A-t-on jamais rien tu de pareil? Est-ce un songe ou nne réalité ?
ORGOTf.
Eh bien ! monsieur Yalère, tous ne terminez donc rien ? Qu*est devenu ce bel amour que tous vantiez tant? Ah, ah, ah.
VALÈRE
Je ne sais , monsieur , ce que vous pouvez trouver de plaisant & tout cela ; mais , pour moi , cela me tourmente beaucoup et m'ennuie très-fort.
ORGON
Ah ! cela est différent ^ et si vous n*aimez plus ma fille , il faut le dire tout de suite et sans hésiter.
VALÈRE
Moi , ne plus aimer Isabelle ! qui peut vous le faire penser ? Vous m'insultez , monsieur Orgon , vous
m'outragez , et si vous n'étiez pas son père , avec
de pareils propos , vous passeriez mal votre temps , entendez-vous?
ORGON
Eh bien , épousez-la donc , puisque je veux bien TOUS la donner. Tenez y la voilà encore , arrangez- TOUS avec elle , profitez du moment : on ne peut pas être plus raisonnable que je ne le suis. Que voulez* vous que je fasse de plus que de consentir que vous Fépousiez? Ah, ah , ah.
( Il 8*en -va en riant.)