‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 160 sur 166 · LE DIABLE, GEORGETTE, GRAM)-PIERRE · texte numérisé non relu

LE DIABLE, GEORGETTE, GRAM)-PIERRE

LE D^IABLE.

Eh bien , me voilà. Faut-il que je l'emporte ?

GRAND-PIERRE

Ah ! monseigneur , je ne vous croyais pas si près de nous.

LE DIARLE.

Je suis toujours auprès des méchans.

GRAND-PIERRE

Et qui sont les méchans ici ?

LE DIABLE

Vos enfans , que j emporterai bientôt , s'ils ne deyiennent pas plus obéissans à leurs parens , sMls sont toiyours mutins , obstinés et entêtés.

GRAIfD-PIEKRE.

Monseigneur, ce n est pas notre faute.

G£ORGETT£.

Non y monseigneur.

GRAND-PIERRE

Pour moi , je travaille au boîs toute la journée.

LE DIABLE

Et quand tu reviens le soir , tu grondes ta femme , et tu ne corriges pas te9 enfw^.

GRAIÏD-PIERRB.

C'est elle qui les élève.

LE DIABLB.

Et c'est toi qui les gâtes. Savent-ils lire seulement ?

GRATïD-PIERRS.

Cest à ma femme à leur apprendre à lire.

LE DIABLE

Eh bien , puisqu'elle ne Ta pas fait , je vais l'emporter ; nous verrons si tu pourras le leur apprendre. Sinon , je la rapporte , et je t'emporterai à sa ]^ace.

GEORGETTE

Ah ! monseigneur , arrêtez.

LE DIABLE

Non , non , il faut marcher.

PROVERBE. 3gf

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