LE DIABLE, GEORGETTE, GRAM)-PIERRE
LE D^IABLE.
Eh bien , me voilà. Faut-il que je l'emporte ?
GRAND-PIERRE
Ah ! monseigneur , je ne vous croyais pas si près de nous.
LE DIARLE.
Je suis toujours auprès des méchans.
GRAND-PIERRE
Et qui sont les méchans ici ?
LE DIABLE
Vos enfans , que j emporterai bientôt , s'ils ne deyiennent pas plus obéissans à leurs parens , sMls sont toiyours mutins , obstinés et entêtés.
GRAIfD-PIEKRE.
Monseigneur, ce n est pas notre faute.
G£ORGETT£.
Non y monseigneur.
GRAND-PIERRE
Pour moi , je travaille au boîs toute la journée.
LE DIABLE
Et quand tu reviens le soir , tu grondes ta femme , et tu ne corriges pas te9 enfw^.
GRAIÏD-PIERRB.
C'est elle qui les élève.
LE DIABLB.
Et c'est toi qui les gâtes. Savent-ils lire seulement ?
GRATïD-PIERRS.
Cest à ma femme à leur apprendre à lire.
LE DIABLE
Eh bien , puisqu'elle ne Ta pas fait , je vais l'emporter ; nous verrons si tu pourras le leur apprendre. Sinon , je la rapporte , et je t'emporterai à sa ]^ace.
GEORGETTE
Ah ! monseigneur , arrêtez.
LE DIABLE
Non , non , il faut marcher.
PROVERBE. 3gf