‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 65 sur 166 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

M»-. D'ORAMAJNT, M»«. DE RANVILLE, M»«. DE MORIVAL, M"«. DE MORIVAL, LA BARONJVE, M. DE MORIVAL, M. DE SAINT -ALIN, LE PRÉSIDENT.

M"«. DE MORIVAL

Madame , je vous demande bien pardon de n^étre pas venue plus tôt vous trouver ; mais nous avions affairé avec mfidame d^Ora^iant, et nous vous savions avec nos enfans.

M»*. DE RANVILLE

Saurais été au désespoir de vous déranger , madame. Hé bien , monsieur de Morival , comment vont vos travaux à présent ?

M. DE MORIVRL.

Madame , ils vont aller à merveille , puisque vous passerez quelque temps avec nous. .

M»«. D'ORAMANT.

Est-ce qu'elle vous donnera des conseils , madame de Ranville ? '

M. DE MORIVAL

Mais , si elle voulait....

M"*. DE BANVILLE

Oh ! oui , je crois que je vous serais fort utile !

M. DE MORIVAL

Pourquoi pas ?

M««. DE RANVILLE

Madame de Morival, qu'est-ce que vient donc de me dire la Baronne , vous la renvoyez à Paris demain^ avec mademoiselle sa sœur ?

M~". DE MORIVAL

Oui, madame.

M"'. D'OBAMANT.

Je VOUS assure que nous ne le souffriront pas.

M"». DE MORIVAL

Tous êtes en efitet bien capable , madame , de déranger leurs projets.

M»*. DE RANYILLS.

Mais ils disent que ce sont les vôtres , madame.

^. DE SAINV^AtlNi

Il est certain que ce ne sont pas les niiens toujours^ et que nous serions tous les trois très-heureux de rester ici avec vous , mesdames.

M"*. DE MORIVAL

Je n'ai point envie de m'opposer à votre bonheur, et j*espère vous le prouver dès ce soir. Ah ! voilà le Comté.

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