M"*- DE REHAUT
Avec quelle impatience j'attendais son reiour t
M»*. D^AVILLE.
n le désirait aussi vivement que vous.
M"*. DE RENANT.
Je le crois aisânenU
M-«. D'A VILLE
Et qui peut donc vous alarmer?
M™«. DE RENANT.
Cest un mystère affreux ! Ah ! madame, la pr^i* dente de Clos-Mont nk^a instruite de tout. H' est arrivé à midi.
M"*. D'AVILLE.
Oui y chez moi.
M"«. DE RENAN T
Vous Faviez yu quand vous êtes venue ici ?
M"»«. D'AVILLE.
Sikrement.
M"»*. DE RENANT.
Et vous me l'avez caché ?
M"». D'A VILLE
JWais des raisons pour cela.
M««. DE KENANT.
Vous approuvez sans doute ce qui cause son retour?
Bl™*i D'AVILLE,
Très-certainement. Tant6t je ne pouvais pas vous le dire ; mais je puis à présent vous en instruire.
M"«. DE RENANT.
Ah ! je ne le sais que trop.
M««. D'AVILLE.
Gomment ! Votre cœur serait-il changé ?
M»«. DERENANT.
Ah ! je serais trop heureuse qu'il le fût déjà.
M"«. D'AVILLE.
Quoi ! lorsque rien ne s'oppose à votre bonheur...
M"'. DE RENANT.
Vous le croyez ! quand il se marie ? Je le sais , madame.
M"«. D'AVILLE.
Pourquoi voudrait-on vous le cacher ?
M»«. DE RENANT.
Jé^ ne vous comprends pas !
QUINZIÈME JOURNÉE. aag
M"*. D'A VILLE
Ignoreiiez-Yous qui il épouse ?
M—. DE RENANT.
Eh ! que mHmporte ?
M««. D*AYILLE. .
Cela TOUS importe beaucoup ; ctoyez-moi , s^kes vos larmes ^ je vois avec plaisir que vous êtes dans Terreur.
M—. DE RENANT.
Eh ! comment ?
M""«. D'AVILL?:.
C'est vous qu'il épouse.
M""«. DE RENANT.
Moi?
M««. D'A VILLE
Rien n'est plus vrai. Est-il bien posssible que vous ayez imaginé qu'il put jamais en épouser une autre qujevous?
Hf"».*. DE RENANT.
Dieu ! que j'étais injuste ! C'est la Présidente qui m'a dit qu'on faisait un secret de ce mariage.
M««. D'AVILLE.
Jusqu'au moment où vous l'apprendriez par le Baron lui-même.
Âh ! comment-supporter l'excès de ma joie ! Mais le Baron , quelle doit être sa douleur ? Qu'est-il de-r venu? où est41?
M»*. D^A VILLE, soBuaDt.
Vous allez le voir paraître.
aSo LE RETOUR A PARIS,