‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 81 sur 166 · M"*- DE REHAUT · texte numérisé non relu

M"*- DE REHAUT

Avec quelle impatience j'attendais son reiour t

M»*. D^AVILLE.

n le désirait aussi vivement que vous.

M"*. DE RENANT.

Je le crois aisânenU

M-«. D'A VILLE

Et qui peut donc vous alarmer?

M™«. DE RENANT.

Cest un mystère affreux ! Ah ! madame, la pr^i* dente de Clos-Mont nk^a instruite de tout. H' est arrivé à midi.

M"*. D'AVILLE.

Oui y chez moi.

M"«. DE RENAN T

Vous Faviez yu quand vous êtes venue ici ?

M"»«. D'AVILLE.

Sikrement.

M"»*. DE RENANT.

Et vous me l'avez caché ?

M"». D'A VILLE

JWais des raisons pour cela.

M««. DE KENANT.

Vous approuvez sans doute ce qui cause son retour?

Bl™*i D'AVILLE,

Très-certainement. Tant6t je ne pouvais pas vous le dire ; mais je puis à présent vous en instruire.

M"«. DE RENANT.

Ah ! je ne le sais que trop.

M««. D'AVILLE.

Gomment ! Votre cœur serait-il changé ?

M»«. DERENANT.

Ah ! je serais trop heureuse qu'il le fût déjà.

M"«. D'AVILLE.

Quoi ! lorsque rien ne s'oppose à votre bonheur...

M"'. DE RENANT.

Vous le croyez ! quand il se marie ? Je le sais , madame.

M"«. D'AVILLE.

Pourquoi voudrait-on vous le cacher ?

M»«. DE RENANT.

Jé^ ne vous comprends pas !

QUINZIÈME JOURNÉE. aag

M"*. D'A VILLE

Ignoreiiez-Yous qui il épouse ?

M—. DE RENANT.

Eh ! que mHmporte ?

M««. D*AYILLE. .

Cela TOUS importe beaucoup ; ctoyez-moi , s^kes vos larmes ^ je vois avec plaisir que vous êtes dans Terreur.

M—. DE RENANT.

Eh ! comment ?

M""«. D'AVILL?:.

C'est vous qu'il épouse.

M""«. DE RENANT.

Moi?

M««. D'A VILLE

Rien n'est plus vrai. Est-il bien posssible que vous ayez imaginé qu'il put jamais en épouser une autre qujevous?

Hf"».*. DE RENANT.

Dieu ! que j'étais injuste ! C'est la Présidente qui m'a dit qu'on faisait un secret de ce mariage.

M««. D'AVILLE.

Jusqu'au moment où vous l'apprendriez par le Baron lui-même.

Âh ! comment-supporter l'excès de ma joie ! Mais le Baron , quelle doit être sa douleur ? Qu'est-il de-r venu? où est41?

M»*. D^A VILLE, soBuaDt.

Vous allez le voir paraître.

aSo LE RETOUR A PARIS,

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