SCÈNE PREMIÈRE
LA COMTESSE, VICTOIRE
LA COMTESSE catM, ràvant ptofonStfment.
▼ otjs avez envoyé ma lettre au Chevalier ?
victoJrk.
Oui , madame.
Vous avez pensé me pfcrdïe , mademoiselle.
VICTOIRE
Moi , madame ?
Vous m'avez crue capable.... Mais c'est lui f c'est le Chevalier qui croyait triompher !
victoire. •
Je me flatte que madame n'aura pas lieu de se plaindre de moi.
LA COMTESSE, continuant.
Que ne lui ai-je pas dit ! que ne lui ai-je pas écrit , pour le convaincre que je n'aurais jamais pour lui que de l'amitié !
VICTOIRE
On ne peut pas être plus raisonnable. Qu'est-ce donc que madame peut avoir à lui reprocher ?
Je veux Ater au Comte l'inquiétude , la jalousie que peut avoir même le mari le plus indifférent.
VICTOIRE
J'ai cru que le moyen que madame avait imagine avait réussi.
Oui , vis-à-vis du Comte ; mais le Chevalier en .s abusé.
VICTOIRE
Cela serait affreux !
Mon mari lui a prouvé qu'il avait tort de ne se pas croire aimé ; la joie a éclaté dans ses jeux ; plus il voyait mon embarras, plus il triomphait. Et mon trouble , au lieu de l'inquiéter , augmentait à chaque instant sa satisfaction.
VICTOIRE
Le bonheur de se croire aimé....
Fait qu'on ménage l'objet de son amour.
VICTOIRE
Sans doute.
Profitant de l'erreur de mon mari , il a exigé l'aveu d'un sentiment que je voulais me cacher à moi-même; quelque résistance que j'aie pu faire , secondé par l'opiniâtreté du Comte , je me suis vue forcée d'écrire | que j'aimais.
VICTOIRE
Devant monsieur le Comte ?
Je vous dis que le Comte m'y a forcée.
VICTOIRE
Âh ! madame !
Ij&.'COMTESSE.
Vous ne le croirez pas.