‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 229 sur 256 · ACTE III, SCÈNE II. 5 7 i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II. 5 7 i

Sur quoi donc ?

Ah ! la question est fort bonus { Vous conviendrez bien au moins que, si j'ai découvert votre secret, c'était par un pur hasard ; je ne le cherchais pas»

LA CQMTES6E.

Cela peut être ; mais que pouvafr»TOos penser ?

Eh ! tout ce que j'ai vu et lu.... Vous m'avez trèsbien mis au fait, le Chevalier et vous.

Vous pourriez vous tromper en me croyant coupable -, les apparences , il est vrai 9 sont coptre moi.

Sûrement ; mais j'aurais tort de vouloir me fâcher , parce qu'on ne peut compter sur rien avec vous autres femmes. Moi , qui passe mes journées auprès de vous 9 qui ne me pW* mdle part autant , quelque plaisir qu'on veuille me faire partager, voilà ma récompense !

Monsieur , je peux me justifier et vous prouver que vous ne devez pas m'accuser légèrement.

Tout cela oe vaut pas la peine de prendre un ton si tragique !

Comment ?

Je vous dis , je ne me fâche pas 9 moi \ et je vais , si vous le voulez , chercher à vous excuser.

A m'excuser ?

Oui , madame , et je parie que je suis au fait : tout ceci n'est qu'une fantaisie qui vous a passé par la tète. A nous autres hommes , il nous en passe bien d'autres.

La comparaison est un peu offensante; et je vous crois trop délicat , pour me soupçonner de vouloir imiter les inconséquences des hommes.

Enfin , madame , je veux dire que , lorsqu'on s'est engagée , comme vous avez fait...

Je ne me suis point engagée.

Ah ! celui-là est délicieux ! vous me dites cela à moi ?

Sûrement , je vous le dis.

Et la lettre de la déclaration du roman , hem ?

Mais c'est vous qui me l'avez fait écrire.

Sans doute ; c'est moi.

Eh bien , monsieur , de quoi m'accusez-vous donc ?

De quoi je vous accuse ! c'est fort bon ! Vous ne le savez pas ?

Non , monsieur , et je vous le demande ?

Eh bien , madame , je vous accuse de vous occuper très-peu des choses qui peuvent me plaire.

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