ACTE III, SCÈNE XI
aimez Paris , vous ne m'y suivre» point si vous le voulez -, j'ai besoin de repos , et ma santé s'altérerait si je restais ici davantage.
A qui dites-vous cela , madame ?
A un homme honnête , sur qui je compte -, à mon mari.
Je ne comprends pas bien peut-être ; peut-être ne voulez-vous pas. me dire tout , afin que la snrprise me fasse plus de plaisir ; mais le mari doit être étonné de la proposition de sa femtne,
Que dites-vous donc , monsieur?
Je sais bien qu'on apprendra , dans les lettres suivantes , tout ce qui se sera passé.
Eh ! monsieur , vous suivez toujours votre idée.
C'est que je voudrais vous donner de bons conseils. Vous voyez que celui de tantôt a produit le plus grand effet , et je crois que vous m'en aurez un peu d'obligation.
Ah ! monsieur , laissons cela , je vous prie , et consentez que je parte demain pour la campagne.
Quelle folie !
Je vous en prie.
Mais ,Tourceville n'est point meublé , et il n'y a rien de si mal sain à habiter. Je n'y consentirai point ; vo-
tre santé m'est trop chère pour que je la sacrifie à votre fantaisie d'écrire.
D'écrire ?
Oui, la jalousie Vous ne voulez pas être distraite ; je vois ce que c'est.
Mais, monsieur....
Non , je tous le jure , vous n'irez pas.