‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 247 sur 256 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

M. POUBSOY, CLÉMENT.

M. POURSOY.

Ah ! vous voilà , mon ami , comment va la santé ?

CLÉMENT

Fort bien , monsieur.

M. POURSOY.

Tous étiez là avec l'ami Géraud?

CLÉMENT

Il est vrai.

M. PO0ASOY.

Il s'est sans doute plaint de moi avec vous , qui êtes son ami.

CLÉMENT

Quel sujet pourrait-il en avoir ?

M. POURSOY.

Je m'en vais vous le dire. Il est, dans le plus grand embarras.

CLÉMENT

Je le sais. ' '

M. poursoy.

H a besoin d'argent pour arranger f G» affaires , et il a eu recours à moi.

CLÉMENT

Pouvait-il mieux s'adresser ?

M. POURSOY.

Mais oui. Il est sûr que j'aurais été charmé de pouvoir l'obliger, mais dans le moment présent cela m'est absolument impossible.

4oo LE PEINTRE ET LE MENDIANT,

Comment , avec tout l'argent que vous aviez à placer?

M. POURSOY.

Ah ! mon ami, je suis bien éloigné de pouvoir rien prêter, puisque je suis moi-même dans le cas d'emprunter.

CLÉMENT

Vous , monsieur?

M. POURSOY.

Moi-même. Je viens de conclure un marché considérable pour lequel il me manque deux cent mille francs , et je ne sais à qui m'adresser pour les avoir.

CLÉMENT

Je ne vous aurais jamais cru dans ce cas-là.

M. POURSOY.

Ni moi non plus assurément.

CLÉMENT

Il faut espérer que vous les trouverez.

M. POURSOY.

Nous verrons. Et vous , mon ami , comment vont vos affaires ?

CLÉMENT

Je n'ai pas trop de bien à vous en dire.

M. POURSOY.

En ce cas-là, je n'en veux pas savoir davantage. Adieu , je m'en vais faire un tour au Luxembourg.

Comment est-il possible qu'il y ait de pareils monstres sur la terre !

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