NOVEMBRE
Telle Toussaint, telle î>(aa »
Tel jour de MÎnt Michaud.
De la Toussaint a la &n de l*Avent , Jamais trop de pluie ou de vent.
A la Toussaint les blés semés, Et tous les fruits Miés.
A la iiaiai<Martio , L'hirer est en train.
Qu'en ce jour le blé soit semé ' , Que le foin soit aussi serré*
A la Saint-Martin , Le moût passe pour vin.
A la Saiiit-Martio , On goûte le Tin.
* De saint Marlia.
A la Saint-Marlin ,
Bonhomme, bonde ion vin.
Saint-Mariin boit le bon vin ,
Et laisse l'eau courre au moulin.
A la Saint-Martin , L*hîver en chemin.
A la Sailli-Martin , Boit-on le bon vin.
A la Saint-Marlin , Faut goûter le vin.
Notre-Dame après ^ Pour boire il est près.
Si rhy ver va droit son chemin , Vous Taurez a la^Saint-Martin * . S'il n'arrête Unt ne tant , Vous l*aurer à la Saint-Cléineut*.
Et s'il trouve quelqu*enoombrée, Vous Taurez à la Saint-André * .
Mais s'il allbit ne scay ne lay , Vous l'aurez en avril ou may .
11 novembre.
23 novembre.
30 novembre.
A la Saint-Clément^
Cessez de semer le froment.
A la Saintc-Catherint *»
TquI bois prend racine*
A la Sainte-Cathenne , L'hiver s'acbeaiine.
A la Saint-André , Il est tout achctniné«
Far sainte Catherine le froid est réclia Et par saint Ândré il est acclimate
• 2.» novembre.
DiCEMBRE.
A la Saiiil-JNicolas* ,
Vend toa bceuf gras*
Chaque chose en son temps , Et de» naveaux en T Avent^.
Au temps des avents »
Méunier n'a guère de veiits^
Depuis Pasques au ku ,
Depuis Noël au feu.
Après grant joi(î vient graiH iic , Après Noël vent de bise.
Quand anive ia Saiute-Luce',
Les jours croissent du saut d'une puce.
» « décembre.
• ta décembre.
Quand arrive la Nau , Les jours croîssenr du saui d'un jau.
Au guj' Fan neuf,
Du pas d un bœuf.
A la Chandeleur ,
De deux heures.
N A la SainuThomas ,
Les jours croissent du pas d'un jars.
A la Saint-François (de Sales) * , Les jours croissent de la patte de Toie.
Heureux jour de Sainté^Luce ,
Qui croît du saut d'une puce, Raccourcissant les ennuis
Qu'apportent les longues nuits.
A la Saint-Thomas
On marie les filles avec les gars.
( Un se cliaurfe au soleil de Noël en ton saint jour, Dev ra brûler du bois quand Fasques aura son tour
A Noël sur les perrons »
A Pasques sur les tistms.
* janvier.
' il décembre.
Digitizea by <jOO^it:
Si à Noël tu V015V des moucherons, A Pasques tu vems des glacaos.
11 est très-certaiii Que Noël ne fut jamais bon niarchaml de vin ■
Un mois api'ès Noël tout comme un mois devant
C'est rhiver à bou escieiU.
Bruine obscure , Trois jours dure.
Si elle se poursuit ,
Elle en dure iiuit.
A la grande Saint-Jean L'oi&eau sur le gund.
A la Saint-Jean « Keuouvelle l'an.
Temps iravenl , Pour planter 5 bou temps .
• A Noël gcnéral^menl le vin est pou i ccherclié.
* L.1 grande Samt-Jaan est la Saint Jean rEvangclislo qui se célèbre le t7 dccemUre.
DICTONS AGIUCOLES.
Sa^pe lingua }H>pulari$ Eêt doeirina salutaris.
S. Augustin.
Si tu clos ta vigne y
Du double elle piovigae.
Qui graisse bien»
A mauvais vin, Qui ne graisse point ^
A Lon vin.
Vigne vcrjulée, Promet vinée.
liruine est bonne à la vigue , Et à blé la ruine^
Quand la vi^ne est gelée , , La brime est chassée.
Les bons moutons , Soûl a Monllaucon«
Où rhièble croîtra > Le blé poussera
Belle semaison , Belle moisson,
Si tu veux du blé.
Fais des prés.
Qui ne sait clore son boiâ ,
£st en danger de le voir aux abob.
Le temps blanc,
i'^iit mouiller la bonne femme aux champs.
Qui sait bien bêcher , Est sûr de son guérel.
Année de gelée , Année blatée«
* On ax/|)elle hièble une plante connue dans la scient» ftOtts le wm de Sambuçm eituku, U
Sèche çnnée »
NVst jamais affamée.
Quand au printemps la lune est claire, Peu de noix espère* Si la lune est trouble, La noix redouble.
Pour semer ton avoine » sois vigilant ; Pour semer ton orge» sois lent.
Est fortuné celui qui » bien loin de la guerre*
Cultive en longue paix Tœuvre de la lerre.
Quand ii a iouné et encore tonne»
La pluie approche ei montre4a corne.
Qui saurait la chance des des »
La vente et la valeur des bleds. Il serait bientôt riche assez.
Quand le soleil est joint au vent.
On voit en Pair pleuvoir souvent.
Terre bien cultivée «
Moisson espérée.
Si le blé ne vient , [46 chardon vient.
L'homme par trop lunier, De fruit ne remplit son grenier.
Arbre souvent transplanté»
Karemeat fait frait a planté.
Bienarémal aréS
En la graisse vient le blé.
Quand le champ n^est fertile, Pour les samts est stérile
Si Tosier fleurit , Le raisin mûrit.
Souvent advient au laboureur , Par trop fumer n'avoir meilleur.
A la terre rien n*est pire , Que ce que la roue désire ^.
* C'esl-à-dire • labouré.
* Il y a peu à glaner pour l'église* ' C'est-à-dire, la charrue.
Quâiid ie Qonieut est aux châiups , Il est à Dieu et a ses saints.
Et cjuand il est au grenier , iN'en a point cpii n'a denier.
Tout terroir à grand peine.
Se plait à toute graine.
Jamais abeille n'a essaimé ,
Quand cjuaue lieuics sont sonnées.
Avoine rouillée.
Croît comme une enragée.
Année venteuse >
Année pommeuse.
Avec la paille et le temps ^
Mûrissent les nèfles et les glands.
Neige au blé est tel bénéfice ,
Comme au vieillard la bonne pelisse.
Brune matinée «
Belle et claire journée.
Grande fécondité ,
Ne parvient a maturité
Jamais le grain ne fructifie.
Si premier ne se fortille*
Qui sème bon grain ^ Récolte bon pain.
Quand il pleut le soleil luit »
hors le pasteur se réjouit.
Par la blanche gelée »
La pluie est présagée.
Mieux vaut saison Que labouraison.
Soii^ucz vos chemins , Sans quoi vouâ n'arriverez à rien.
Ouaille cornue, £t vache pançue* Ne change et ne inue«
Qui terre a i Guerre a.
Marchand de vin , Marchand mesquin. * Marchand de froment, Marchand de tourmcfi
Le temps blanc Fait mouiller la bonne femme aux cliamps.
Il faut trois choses à nos champs Four leur asaurer abondance :
Bon laboureur , bonne seuience, Et par-dessus tout , un bon temps.
Si la récolte des navets est bonne,
f 'est le commencement d'une année bonne.
Un fagot bien lié ^ Est a demi-porté.
Le maître à son réveil »
Au ménage est un soleil.
On dit lûen vrai qu'en chaque saison La femme fait ou défait la maison.
Le trop tarder , en fait de labourage | Est la ruine du ménage.
Arbre planté chevelu Pousse dru
' C'est-à-dire bien rocM.
En hiver partout il pleut ,
. En été , la où Dieu veut.
Ce ne sont pas les grands mots
Qui remplissent les boisseaux.
Quand il tombe de Feau le lundi gras,
Lin fin et beau lu auras.
Le jardin pour le métayer , Vaut un charnier.
Où croît le noyer, Vient le blé.
Si le bœuf a rempli ta grange , C'est aussi le bœuf qui la mange.
- Année glanduleuse , année chanvreuse.
Aunée lu igcuse , aimée fructueuse.
Année nubileuse , année plantureuse.
Année hamietonneuse, année pommcuse.
Il vaut mieux emprunter du vin A sa yïgnc qu'k son voisin.
De votre bîSen baillercas au fermier , Ce que par vous ne pourrez manierâ
Ou doit ses premiers soins aux vergers, âut forets,
i laïUez, |4aiilez d'aboi J , vous bàlirez après.
CiM] , a dix heures chantant , Annonce du vent.
Celui-là son bien ruinera ,
(^ui par autrui le maniera.
Poiuquoi acliètes-tu du vin , Ta terre t'en pouvant produire?
Vu que tu appi-êtes a rire, A celui qui est ton voisin.
Quand le soleil est joint au vent, On voit eu Tair pleuvoir souvent.
Par vent et nue , L'air se remue*
Les petits pots ont des oreilles , Et les petites ruches des abeilles*
Mieux vaut tondre Tagneau Que le pourceau.
Oii le loup trouve un agneau , Il eu rcclierclie un nouveau.
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De brd>i8 ou mouton o courte laine ,
Espérer grand toison est perdre sa peine.
11 i/csi pas toujours saisorf De tondre brebis el uioutou.
Bonne terre , mauvais chemin ; De grasse terre , méchant chemin.
Noir terrier porte gain et bien »
Et le blanc ne poite rien .
Chasseur , Ennemi de Fagricuiteur.
Mieux vaut perdre la toison i Que bidûs » bâîer et nmiion.
Quand les brebis vont aux champs,
La plus sage va devant.
Ne perd point son aumône , Qui à son cochon la donne.
Le bon pasteur tond son troupeau,
Sans écurchcr ni cuir ni peau.
Le vÎH de la Vendée, Doit être bu duus l'année.
Le vin de Bounezeaux \ Ne supporte pas Teau.
Vigne bien façonné, Ne manque jamais dans Tannée.
De foin grain au besoin ,
. De mauvais grain, jamais hou paiii ; De mécbant grain trésor vam.
De tout grain en nécessité pain.
Neige qui tombe eh temps qu^ii faut* C'est or qui tomi>e, ou son prix vaut.
Petite pluie abat i^^raiid vpnl ,
Et donne blé et. vin souvent.
Pour piuie qui du matin donne , Ou brouillard ne t*en étonne.
Le semer et la moisson » .
Ont leur temps et leur saison.
* Commune de Thouarcé*
En vain plante et sème , Qui ne clôt et ne ferme*
Qui scrae dru , récolte menu ; Qui sème menu récolte dru.
Bonne terre a besoin de bon cultivateur ,
Aussi bonne maison de bon admiiusti atciii
Quand les choux surpassent la vigne Vigneron baisse bien Técbine.
Uaàl du Termier i Vaut du fumier*
Fèves fleuries , Temps de folies.
Fèves manger.
Fait grc^ songer.
Si le blé ne vient ,
Le cliaiJou vient.
Il y a bien des piqneurs debccufâ , Mais peu de bous laboureurs.
Brouillard le m a tin , Chaleur dacs la jouruée ; Le soir léger serein Font bonue vinée assurée.
Année en foin fertile ,
Année , hélas I stérile.
Tarder en fait de labourage, £st la ruine du ménage.
Serein d*hiver, pluie d été, Ht font pas grande pauvreté.
Le temps , rouge le soir , Le lendemain se fait voir.
Quand décroîtra la lune, Ne sèine chose aucune*
Vigne entre vignes , Et maison entre voisines*
Chevreau d'un mois , 'Agneau de trois.
Bêche en poussière , et bine en fange, £t tu feras bonne vendange.
Puissé-jc avoir une maison Bâtie par mon El une vigne plantée par mon grand-père*
Au cinq de lune tu verras
Quel temps dans le mois tu auras
Si tu veux Lien moissonner , Ne crain»de trop toi semer.
Cheval gris-pommelé , Mourra avant d'être fatigué.
Maisons tant qu'on voudra , Terres tant qu'on pourra.
Maison Làtie , vigne plantée , Uni ne sait ce qu'elles ont coûté*
Lune peu il an te , Terre fendante. Lune en cabriole Terre molle.
Almanach qui nous fait peur, £st le plus souvent trompeur.
En terroir pendant, JKe mets ton argent.
Au paresseux laboui^ciir, Les rats maiigenl le uieilieur.
Bonne terre est qni la moins lasse, Ou qui se trouve noire ou grasse.
En boniie année^ le grain est du Toîn ^ Et en mauvaise , la paille est en grain .
Froment sèmeras en terre Loueuse,
Seigle logeras en terre poudreuse.
Au grand terroir louange donne, A semer le petit s'adonne.
Brebis qui paraissent es cieux*»
Font temps venteux et pluvieux.
Brouillard qui ne tombe pas »
Donne après de Te^ita en baa«
De grêle n'est mauvaise Tannée, Sinon où elle est tombée.
Des ndges et un bon hiver ,
Mettent bien du bien a couvei t.
G'^t à'dire» quand le elel est mouUmné.
En lieu bas scme ion froment , £d lieu haut plante ton sarment*
Iliver qui est par trop beau , Nous promet été en eau.
Jamais pluie dans le printemps, Ne passe pour mauvais temps.
La rosée de la matinée ,
Yit toujours la bergère mouillée.
Nul ne se doit enorgueillir , Yoyaut son arbre à son gré fleurir , Car une nuit vient la bruine , Qui feuilles et ûeurs gàie raciue.
Qui terre a , guerre a.
Qui rien u'a , pis a.
11 faut h nos troupeaux montrer les bons sentiers, Mais il faut y mardier ^ et march«^ les premiers.
Les Dagueuais, les Boliallais et les Saiul-Malhuri-
Sout tous chanvrais ^. [ nais.
* C'est-à-dire caltivalcurs de c/iaiirr«.
Digitizea by <jOO^it:
Les gars cic Briollay , Savem bien cultiver le blc.
Quant à ceux d'Eoouflanr , Ils fout marcher la faux souvent.
Les gars du Loricard sont renoimnés Pour bien faucher les prés
' i^ulrrfois les prés de la Baumelie étaieo^ fauché»- par les jeunes geosdu quarlier Loricard»