‹ Proverbes inédits. PubliésChapitre 122 sur 221 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BERTINE.

Est-ce toi', Marotte, et ne me trompéje point?

MAROTTE

C'çst moi-même , Bertine , qui suis ravie de vous voir : depuis quand étesvous en ce pays ?

BERTIXK.

D'hier; et ma maîtresse a grande envie de voir la tienne; n'est-tii pas toujours chez Madame Gautier ?

MAROTTE

Vraiment oui, je ne crois pas que je la quitte jamais.

BERTINE.

Tu es donc fort bien ?

C'est la douceur même, et je fais depuis le matin jusqu'au soir ce que je veux ; et toi , comment es-tu ?

BERTINE.

Je suis avec une résolue qui se fait servir pour son argent , et avec qui il ne faut pas avoir les deux pieds dans un soulier. Adieu, il faut que je m'en aille.

MAROTTE

Je serois dehors tout le jour, que la mienne ne me diroit point un mot.

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