SCÈNE IlL
VINCENT
Est-il vrai , Nicolas, que tu vas épouse» la femme -de-chambre de madame Baraux ?
DE MADAME DE MAlNTENON. 201 NICOLAS.
Je l'espère , mais je n'en suis point encore assuré.
VINCENT
A quoi tient-il ?
NICOLAS
C'est que je n'ose lui demander.
VINCENT
Comment! tu n'oses parler à une femme que tu vas épouser ?
NICOLAS
Non vraiment, je ne l'ose; et si tu la connoissois, tu verrois qu'on ne lui parle pas comme cela : c'est un grand esprit, elle ne rit jamais ; on tremble quand on l'approche! tout le monde la craint, on dit que c'est une merveille.
VICCENT.
Ne crains-tu point celte merveille-là?
NICOLAS
Oh ! non, je me trouverois trop heureux d'être son mari.
VINCENT
Tu la craindras toujours ?
2()2 PnOVERIJES
NICOLAS
Je le crois; mais elle sera ma femme, et ce m'est d'un grand honneur.