SCÈNE IF
M. LEBRUN
J'ai su, madame, que vous étiez ici, et j'ai cru devoir vous avertir moi-même que je ne puis me dispenser de plaider contre vous.
M™*' DE COUCY
Faut-il, madame, que je parle de mes affaires devant vous?
M™* LUCINDE
J'en serois ravie, si je ne vous incommode point.
jjjme j3^ COUCY.
J'avois déjà été informée, monsieur, de votre dessein, mais je n'ai point vouln vous prévenir, et je n'ai qu'à vous remercier de l'honnêteté que vous me marquez en venant me le dire vous-même.
M. LEBRUN
A qui vous plaît-il que je m'adresse
dans les suites que cette affaire pourra avoir ?
M"*« DE COUCY
A moi.
M. LEBRUN
Quoi! c'est vous qui vous mêlerez d'un procès.
M"*^ de COUCY.
Et qui donc, monsieur, puisque mon mari est absent?
M. LEBRUIV.
Savez-vous quelles sont mes prétentions ?
M"^ DE COUCY
Oui.
M. LEBRUN
Je crois que vous ne les trouverez pas mal fondées.
M™^ DE COUCY
Nous ennuyons madame Lucinde de les discuter devant elle; mais j'en ai assez vu pour ne pas douter que vous ne perdiez votre procès.
M. LEBRUN
Je vois bien que j'ai affaire à une plus
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forte partie que je ne le pensois; je m'en vais tAcher de me bien défendre.