SCÈNE PREMIÈRE
M"* DE NEUFCHATEL
Je viens me réjouir avec vous, madame, de l'établissement que vous prenez, je désire de tout mon cœur qu'il soit heureux.
M*"* DE MERCOUR.
J'ai lieu de l'espérer , j'épouse un homme riche, et je suis résolue de jouir de tous les plaisirs de la vie.
^me j)j. NEUFCHATEL.
Vous êtes trop sage pour n'avoir point d'autres vues en vous mariant, et on est toujours trompé quand on compte sur tant de plaisir.
M"" DE MERCOUR.
Pourquoi serois-je trompée ? Je serai riche et libre, je suis jeune et g»iie, voilà tout ce qu'il faut pour passer une heureuse vie.
M*"* DE NEUFGHATEL.
Vous seriez la seule qui auriez trouvé ce secret; il n'y a point de bonheur parfait sur la terre.
M"" DE MERCOUR.
Je ne m'attendois pas, madame, à un sermon, il est peu à propos dans un temps de joie,
M™* DE NEUFGHATEL.
Je croyois la religion et la raison propres pour tous les temps; mais je vous importune, madame, et je prends congé de vous.