SCENE VL
M*""^ DE FLORVAL.
Je viens voir , madame , comment vous vous trouvez, après avoir exécuté une résolution qui me paroissoit bien légèrement prise.
3oi PROVERBES
M"** DE CHOTN.
Venez-vous, madame, m'insulter, et savez- vous déjà que je suis au désespoir?
M"* DE FLORVAL.
Je ne le savois point ; mais je n'en suis pas surprise, et vous vous repentirez longtemps de ce que vous avez fait sur de si mauvais fondements.
M"* DE CHOIN
Je ne prétends point m*en repentir long-temps, car je veux sortir, et il n'y a point d'extrémité où je ne me jette plutôt que de demeurer ici.
M""^ DE FLORVAL.
Vous n'en pouvez sortir; faites de nécessité vertu, rappelez toute votre raison.
M'"* DE CHOIN
Elle m'est inutile.
jyjme jj£ FLORVAL.
Je vous l'a vois bien dit, il falloit consulter Dieu, vous le trouveriez présentement.
m"*' de CHOIN.
Sont ce là les consolations d'une amie? et ne me donnerez - vous quelqu'intention pour me tirer de l'état où je suis?
DE MADAME DE MAINTENON. 3o3
M™" DE FLORVAL.
Vous y êtes liée, il faut y demeurer, et ne pas ajouter le désespoir à vos autres malheurs.