SCÈNE V
M. DE FREMILLY.
Je suis trop des amis de votre famille , madame, pour ne pas vous dire le chagrin où je suis de la scène que vous donnez dans le monde.
M™^ DE SOLIGNAÇ.
Quelle scène, Monsieur? est-ce parce que je ne veux pas que ma fille s'en aille ?
M. DE FREMILLY.
Oui , madame, on dit que vous voulez vous y opposer. M. de Mauvieux n'est pas homme à se rendre , ainsi vous allez faire un grand bruit inutilement.
M*"* DE SOLIGNAC
Il ne sera pas inutile, car ma tille ne partira pas.
M. DE FREMILLY.
Mais M. son mari nVst-il pas son maître, et comment pouvez-vous l'en empêcher?
M"^ DE SOLIGNAC
En le plaidant, en le persécutant , et
en lui arrachant ma fille des mains plutôt que de la laisser partir.
M. DE FREMILLY.
Cette violence n'est pas d'une personne sage.
m"* de solignac.
Je n'ai que faire de vos avis. Adieu.