SCENE Fit
M"« DE SAINT-LAURENT
Avez-vous arrêté les parties de ce marchand comme je vous l'avois dit?
M^"^ DENISE
Oui , madame.
M""® DE SAINT-LAURENT
A quoi se montent-elles ?
Joëlle DEi^isE.
A 2,347 livres.
M™® DE SAINT-LAURENT
Vous ne lui avez donc rien rabattu ?
jjelle DENISE.
Non.
M""^ DE SAINT-LAURENT
Combien me vend-il les damas? On dit qu'ils sont diminués de prix.
M«'^« DENISE
Je n'en sais rien.
M"^ de SAINT-LAURENT.
Et les étoffes ?
îiellc DENISE.
Je n'ai regardé que le total des parties.
m'"" de SAINT-LAURENT.
Appelez vous cela les arrêter? Je n'ai pas besoin de secours pour voir la somme qu'il met ; mais vous deviez tâcher de rabattre quelque chose.
M'="«' DENISE
Je n'y ai pas pensé.
m"** DE SAINT-LAURENT.
Avez-vous vérifié avec mes femmes si j'ai le reçu de tout ce qu'il a écrit, car, si cela est , il doit être encore dans mes habits.
M^"* DENISE
Non.
M™' DE SAINT-LAURENT
Mais , mademoiselle , qu'avez-vous cru avoir à faire par la commission que je vous ai donnée ?
M*''* DENISE
Rien, que de vous dire le total.
M*"** DE SAINT-LAURENT
Je veux croire que cet homme est fidèle, mais la charité n'empêche point les précautions raisonnables; il peut s'être trompé, et je paie peut-être plus que je ne dois.
Cela s'est fourni avant que je ne fusse ici.
M™^ DE SAINT-LAURENT
Et il ne vous importe , pourvu que vous ne soyez pas grondée.
Il n'y a point de ma faute.
M™*' DE SAINT-LAURENT
Presse-t-il pour être payé? Croyezvous qu'il ait besoin d'argent ?
j^jelle DENISE.
Je n'en sais rien.
M'"® DE SAINT -LAURENT
Voilà un bon exercice de patience, et qui me coûte plus que de faire mes affaires moi-même.