SCÈNE PREMIÈRE
LK DUC, ncendxji
julla'*
J'aurai l'hcmoeur de mppeler cette affaire ft Sa Majesté. (ssnnint prii dg hw bsn».) Je ne me trompais pas; j'étais bien Rùr, en voyant H, deNoailles de si bon malin, qu'il était mort quelqu'un cetia nuit. Demander!... toujours demanderll... Il semble que la France soit sou patrimoine, à lui et aux siens... Ua régiment de dragons Rst vacant, il le lui ta.al,.. et de quel droit? el pour qui?... pour un parent de
sa femme... (Meighem» d'aalrai laltm qu'il liant * I* main.) Le
marquis de L'Hôpita! sollicite aussi... pour un amant de la sienne... le chevalier de Cussy... c'est le plus raisonnable. Voilà des titreslla marquise est ai laide à présent, que ce pauvre chevalier a droit à quelque indemnité. (DécKohmai
ScuM. — CEnire* toœplîlE». V>ot Série. — t" Vol, — t
d'autres lettret.) Tout le itiondc veut doRC ce régimeRt?... Jusqu'aux archevêques qui s*eu méleut! M. d'Àix, M. de Toulouse me recommandeut le comte de Laugeac; et pourquoi?... Ah!... à cause de mademoiselle de Bèze, de TOpéra. Recommanc!cr UR rival, et UR rival heureux I Au fait, ils le sout tous trois; ils le saveut, et s*eR accommodeRt à merveille... La Triuité R'a rieR qui doive effrayer des priRces de rÉgliso
(il prend an portefeaille de maroquin rouge, et j serre tous ces papiers.)
AlloRS, alloRS, la pétitioR du duc, la recommaudatioR du marquis et les lettres pastorales... je soumettrai tout cela à Sa Majesté Tn-s-ChrétieuRe, qui eu décidera, (s'asseyant derant son bureau.) TravaiUoRS, puisqu^URC fois, par hasard, or m'oR
laisse le temps. (U sonne. — Parait le ralet de chambre du duc.)
Chompré !
GHOUPRÉ.
MoRseigReur?...
LE DUC
Je R'y suis pour persoRue; ^ous euteRdez?...
GHOUPRÉ.
Oui, moRseigReur.
(n sort.) LE DUC, prenant un cahier qui est sur la table.
Voici d'abord le derRier rapport de M. de SartÎRCs. Quel enHuyeux fatras! quel répertoire de scaudale! mais cela amuse le roi, et il est si difficile d'amuser ur roi! VoyoRS cepeRdaRt, avaRt de le lui lire ce soir, s'il u'y a rieR coRlre moi... (Lisant tout bas.) NoR... ROR... t La maréchale de Mirepoix a eRgagé ses diamaRts pour treute mille fraRCS qu'elle
doit. » Belle ROUVelIe! (Continuant à parcourir le registre.) UrC
avcRture de la comtesse d'EgmoRt avec le comédicRMolél... (Lisant.) « Madame de Guéméuée s'est déguisée hier eu re* veudeuse à la toilette, pour se reudre chez Clairval de lî Comédic-ItalieRRC. » Ces dames aimcRt beaucoup la comédie!... (Parcourant la fin du cahier.) Du rCStC, tOUJOUrS la mcmC
chose; rien de ueuf, riéR d'origiRal. M. de SartiRes rc pour
rait-il pas inventer? Il me semble que la police est payée assez cher pour avoir de l'imagination, (s'arrôtam.) Ah! ah! un vol considérable chez M. de Faverollés, chevalier de
Saint-Louis, lieutenant-Colonel!... (ll se lève et marche en réram.)
M. de Faverollés, un ancien ami qui ne m'importune pas de ses visites; car je ne Tai pas vu encore depuis que je suis au ministère. — Brave militaire, qui n'est pas riche, qui a une famille nombreuse; bon gentilhomme, qu'on prendrait pour un officier de fortune ; car depuis quinze ans qu'il est lieutenant-colonel, il attend en vain un régiment... Eh! mais, celui dont il est question ce matin... oui c'est à lui que ce commandement. revient... Il l'obtiendra en dépit de ses concurrents. — Je sais bien que toutes les dames de la cour vont m'accabler de sollicitations, et qu'il faut du courage pour résister ici à l'influence féminine... N'importe... j'en
aurai! (Marchant rapidement dans l'appartement.) Empire du bOU-
doir ! — Sceptre tombé en quenouille ! ! — Le roi de Prusse a raison, nous sommes au rogne du cotillon et nous n'en sortons pas ! Madame de Châteauroux était Cotillon P*', madame de Pompadour Cotillon II ; j'empocherai bien, si je peux, l'avènement au trône de Cotillon III, ou je me retirerai, je donnerai ma démission. Ëst-il donc si nécessaire d'être ministre? ne peut-on vivre sans portefeuille? Moi, je n*ai point d'ambition... mais jamais je ne partagerai la faveur du souverain, ni le pouvoir suprême, avec une femme... On n'en a déjà pas trop à soi tout seul... (se rasseyant.) Allons, allons, voilà qui est dit : je ferai nommer M. de Faverollés, qui ne me demande rien. — J'irai au-devant du mérite... voilà une bonne pensée... une bonne action, et cela dispose au travaj)... Examinons ce projet de canalisation que l'on me propose... Quel beau pays que la France! (ii prend la pinme et s'arrête.) Si OU la connaissait... si elle se connaissait elle-même ! Elle dort, et sa puissance se révèle encore pendant son sommeil... mais si jamais elle ouvre les yeux, si elle se lève... quel réveil!...
(il traraille pendant qaelqaes miaulet lit^Q lx^c^T^)