‹ Proverbes romantiquesChapitre 119 sur 157 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

M. DE MOBVILLE.

Attends donc (nwntinue.) «Je suis heureux d'avoir pu contribuer en -quelque chose à te rendre service ; mais je ne veux de remercîmens que lorsqu'il sera complet. L'Empereur désire avec raison s'entourer d'anciens gentilshommes , et comme on va monter la maison de son auguste fils, j'ai l'espérance de t'y voir occuper un poste brillant. Viens à Paris en toute hâte , et n'oublie pas ce que tu as promis à madame Mère.

« Ton ami ,

» De Réon, baron de l'Empire.»

MADAME DE MORYILLE.

Que je t'embrasse ! . . . .

M. DE MORVILLE

Ce cher Réon!... en vérité, j'étais honteux de n'avoir pas la décoration.... un homme comme il faut doit avoir quelque chose à sa boutonnière.... mais ne perdons pas de temps , et fats mettre les chevaux à la voiture.

MADAME DE MORYILLE.

Ah ! mon Dieu. .. , et M. Denis que nous attendons à dîner !

M. DE MORYILLE.

M. Denis!.... que c'est contrariant!... eh bien, je vais partir seul ; tu le recevras.

MADAME DCMOBTILLE.

Ce sera bien amusant poor moi de me trouver en tête-à-téte ayec ce monsieur^ qui ne sait que parler politique.

m, DB MOKTILLE.

Mettras-tu en balance un petit moment d'ennui avec l'importance des affaires qui nécessitent mon départ? Tu le laisseras dire , et d'ailleurs.... une demi-journée est bientôt passée.

MADAME DE MOBTILLE.

On sonne.

M. DE MOKYILLE.

C'est sans doute lui. Ya donner promptement tes ordres , et viens m'avertir quand on sera prêt.

(Madame de MorriUe tort. ) (EmreDeoif.)

DENIS

J'arrive de bonne heure , M. Morville ; c'est le beau temps qui m'a décidé à partir sitôt de Paris.

M. DE MOBYILLE.

Prenez donc un siège , mon cher Denis

DENIS

J'éprouve vraiment un grand plaisir à quitter la capitale dans ce moment : toutes les fêtes à l'occasion de la naissance du roi de Rome me font

mal Je pense à nos fêtes nationales, et je

soupire.

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