SCÈNE m
M. DE MOBVILLE.
Attends donc (nwntinue.) «Je suis heureux d'avoir pu contribuer en -quelque chose à te rendre service ; mais je ne veux de remercîmens que lorsqu'il sera complet. L'Empereur désire avec raison s'entourer d'anciens gentilshommes , et comme on va monter la maison de son auguste fils, j'ai l'espérance de t'y voir occuper un poste brillant. Viens à Paris en toute hâte , et n'oublie pas ce que tu as promis à madame Mère.
« Ton ami ,
» De Réon, baron de l'Empire.»
MADAME DE MORYILLE.
Que je t'embrasse ! . . . .
M. DE MORVILLE
Ce cher Réon!... en vérité, j'étais honteux de n'avoir pas la décoration.... un homme comme il faut doit avoir quelque chose à sa boutonnière.... mais ne perdons pas de temps , et fats mettre les chevaux à la voiture.
MADAME DE MORYILLE.
Ah ! mon Dieu. .. , et M. Denis que nous attendons à dîner !
M. DE MORYILLE.
M. Denis!.... que c'est contrariant!... eh bien, je vais partir seul ; tu le recevras.
MADAME DCMOBTILLE.
Ce sera bien amusant poor moi de me trouver en tête-à-téte ayec ce monsieur^ qui ne sait que parler politique.
m, DB MOKTILLE.
Mettras-tu en balance un petit moment d'ennui avec l'importance des affaires qui nécessitent mon départ? Tu le laisseras dire , et d'ailleurs.... une demi-journée est bientôt passée.
MADAME DE MOBTILLE.
On sonne.
M. DE MOKYILLE.
C'est sans doute lui. Ya donner promptement tes ordres , et viens m'avertir quand on sera prêt.
(Madame de MorriUe tort. ) (EmreDeoif.)
DENIS
J'arrive de bonne heure , M. Morville ; c'est le beau temps qui m'a décidé à partir sitôt de Paris.
M. DE MOBYILLE.
Prenez donc un siège , mon cher Denis
DENIS
J'éprouve vraiment un grand plaisir à quitter la capitale dans ce moment : toutes les fêtes à l'occasion de la naissance du roi de Rome me font
mal Je pense à nos fêtes nationales, et je
soupire.