‹ Proverbes romantiquesChapitre 149 sur 157 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

le jure. Ah Julie! quel saint homme que cet abbé Béquet!... Mon gendre, j'aurais voulu que* vous entendissiez son sermon.

H. LEBRDN. 1 -*

, J'aurais voulu, moi, que votre fille ne l'entendît pas.

LE MAIRE

Et pourquoi, s'il vous plaît?

H. LEBRUN

Parce qu'il vient d'achever de lui tourner la ^ tête , et que ma patience est à bout.

• MADAME LEBRUN

Mon père , il me traite en esclave.

LE MAIRE

Mon gendre...

H. LEBRUN

Eh Monsieur! vous savez si je suis un mari gênant. Quel ménage était meilleur que le nôtre? Quand avez-vous vu ma femme se plaindre de son sort? L'aî-je empêchée de suivre ses penchans ? Aije révoqué les ordres qu'elle a donnés à mon fils?. . . Non, j'ai voulu la paix, et je ne puis l'obtenir. Enfin , croîriez-vous jusqu'où vont ses caprices ?. . . Madame, sans me parler, san^ me pj^éjvenir, me fait dresser un lit dans une chambre voisine !

LE MAIRE

Et c'est là le motif de votre colère?

MADAME LKBIUN.

Mc^fï père jugera qai a tort.

LE MAIES.

Ce n'est pas toi , certainement. Je ne puis trouver mauvais que , pendant «e temps de pénitence , une femme éloigne toutes les idées qui ne lui rappellent pas Dieu.

M. LBBBUN.

Vivons-nous en concubinage?...

MADAME LEBEVN.

Je ne veux pad être scandalisée.

LE MAIES.

Et tu fais bien.

M. LEl^im.

Oh ! vqus me forceriez à dire des impertinences... Ainsi 9 c'est moi qui ai tort.

LE MAIEE.

O^i , sans doute.

M. LEBEOlf.

Et vous approuvez pleinement votre fille.

LE MAIEE.

Tout-à-fait

M. LfeBEUN.

Eh bien donc $ Monsieur, vous la réprendrez.

Puisqu'elle se trouve malhetireuse si je ne tolère ses bizarres caprices , eîle ira chercher le bonheur* chez vous.

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