SCÈNE m
le jure. Ah Julie! quel saint homme que cet abbé Béquet!... Mon gendre, j'aurais voulu que* vous entendissiez son sermon.
H. LEBRDN. 1 -*
, J'aurais voulu, moi, que votre fille ne l'entendît pas.
LE MAIRE
Et pourquoi, s'il vous plaît?
H. LEBRUN
Parce qu'il vient d'achever de lui tourner la ^ tête , et que ma patience est à bout.
• MADAME LEBRUN
Mon père , il me traite en esclave.
LE MAIRE
Mon gendre...
H. LEBRUN
Eh Monsieur! vous savez si je suis un mari gênant. Quel ménage était meilleur que le nôtre? Quand avez-vous vu ma femme se plaindre de son sort? L'aî-je empêchée de suivre ses penchans ? Aije révoqué les ordres qu'elle a donnés à mon fils?. . . Non, j'ai voulu la paix, et je ne puis l'obtenir. Enfin , croîriez-vous jusqu'où vont ses caprices ?. . . Madame, sans me parler, san^ me pj^éjvenir, me fait dresser un lit dans une chambre voisine !
LE MAIRE
Et c'est là le motif de votre colère?
MADAME LKBIUN.
Mc^fï père jugera qai a tort.
LE MAIES.
Ce n'est pas toi , certainement. Je ne puis trouver mauvais que , pendant «e temps de pénitence , une femme éloigne toutes les idées qui ne lui rappellent pas Dieu.
M. LBBBUN.
Vivons-nous en concubinage?...
MADAME LEBEVN.
Je ne veux pad être scandalisée.
LE MAIES.
Et tu fais bien.
M. LEl^im.
Oh ! vqus me forceriez à dire des impertinences... Ainsi 9 c'est moi qui ai tort.
LE MAIEE.
O^i , sans doute.
M. LEBEOlf.
Et vous approuvez pleinement votre fille.
LE MAIEE.
Tout-à-fait
M. LfeBEUN.
Eh bien donc $ Monsieur, vous la réprendrez.
Puisqu'elle se trouve malhetireuse si je ne tolère ses bizarres caprices , eîle ira chercher le bonheur* chez vous.