‹ Proverbes romantiquesChapitre 157 sur 157 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LE MAIBE.

Il n'en est pas capable!... Il faut sévir à coup sûr contre les gens qui troublent Tordre , mais je connais mon petit-fils.... Polisson !

LE JUGE

Je le remets entre les mains de son père , en attendant que les faits soient mieux constatés.

ÉDOUABD.

Nous vous avons tout dit, Monsieur.

LE MâIBE. .

J'ai bien entendu les détonations, mais je suis sur que Félix n'y a point participé. D'ailleurs , on doit aux missionnaires tout le respect.... Mais mon petit-fils n'a pu se mêler aux groupes séditieux dont il faut faire justice.

M. LEBRUN

Si vous ne l'aviez pas forcé de s'y rendre....

(Entre on Valet de ville.) LE VâLET de VILLE.

Monsieur le Maire , voici une lettre qu'on vous envoie.

LE MAIRE , Ucaot.

« Les désordres qui nous ont accueillis dans vo- » tre ville nous forcent à la quitter. Nous atten- >» dions mieux d'une population confiée à vos soins ; » et comme la parole de Dieu ne doit pas être ex-

» posée à la risée des hommes, nous croyons de- » voir la porter à des fidèles plu3 dignes de len- » tendre. Partis angelorumnonmittendm canibus. .. » Le ministre des afiaires ecclésiastiques décidera » si nous avons eu tort.

» Agréez, etc.

» L'abbé BÉQUET. i

Allons, ce n'était p^s assez de voir la grand'messe manquée , les pauvres privés d'une représentation. Tordre troublé, ma maison divisée , mon petit-fils arrêté;.... il faut encore que je me voi^ menacé d'une destitution !

M. tEBBUN,

Que vous avaîs-Je prédit? Vous avez contraint Félix d'entendre la ipissign, vous avez soutenu la querelle de ma femme au lieu de chercher à m'apaiser en sa faveur, vous avez voulu déployer un faste militaire , et rendre bon grë mal gré vos administrés enthousiastes. Le désordre a régné partout ; la douceur et la tolérance vous eussent évité ces malheurs si vous aviez pensé tu proveAe :

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