SCÈNE VIL 5i
pur héroïsme , par l'amour du bien public ; mais combien d'autï^s profitent des circonstances pour jouer un rôle et succéder au pouvoir des Pachas! J'ai eu affaire à Colôcotroni, et je sais oe qu'il en est... Mille pardons, je vois que le navire est sur le point d'appareiller, et je me vois forcé de vous dire adieu. Je vous préviens au reste que le Kîaia-bey a mis la tête de chaque Franc au prix de quinze cents piastres.
(Il Mil.)
RICHàRD.
AKTHCR,
Ah mon Dieu !
Qu'as-tu donc ?
RICHA.RD.
Tout ce que nous a dit cet ofiBcier me fiait réfléchir , et je t'avouerai que je voudrais bien être à sa place.
AllTHUR.
Allons , ne vois-tu pas que c'est un aventurier comme tant d'autres , dont la mauvaise humeur trahit les prétentions déçues?
RICHARIX
Ce Kiaia-bey est un terrible homme !
ARTHUR
Ne crains rien pour ta tète, j'en réponds, irtoi.
BICHABD.
Tu as beau dire, à Paris je la sentais plus ferme sur mes épaules.
(Ib*ortcni.j