SCENE IL
goeur dW jugjeic&ent, ce qui ae fait que le9 tirer plutôt d'inquiétude. Mais permettez : eu jua qu$i^ lité d'aleàde, je yiens viâter votre passeport*
ARIPUR.
Le voici.
L'ALCADE
Eû vérité, je ne fais* que cela dans cette auberge; tous les étrangers la choisissent, parce qu'elle est la plus belle
ARTHtjR.
Cela donne une bonne idée des autres.
L'ALCADE
Ah! vous êtes Français
A&THUB.
Oui, Monsieur.
L*ALCADE
Tos compatriotes nous ont fait bien du tort.
ARTHUR
Comment, n'ont-ils pas délivré votre roi? n'ontils pas rétabli le gouvernement sur ses anciennes bases?
L'ALCADE
Oh ! l'armée de la foi , les hauts faits du Trapiste, et les prières du clergé, y ont bien autant contribué qu'eux ; mais en admettant même que nous leur devions quelque reconnaissance à cet égard , combien ne nous en ont-ils pas affranchis depuis?
Croyez -vous que, sans leur prétendue modération , nous aurions encore autant de peine à sévir contre les constitutionnels que nous trouvons chaque jour dans leurs retraites? On eût agi vigoureusement pendant quelques mois, TEspagne eût été tranquille et catholique, et nous aurions encore ce bon M. Ugarte qui ne voulait que le bien et les mesures de rigueur.
ABTHUB.
Vous m étonnez, Monsieur; je croyais les Français chéris, et l'Espagne pacifiée.
L'ALCADE
Oh! bien oui, c'est cent fois pis qu'avant leur arrivée. Ils nous ont apporté de Paris des principes fort dangereux y des livres qui le sont davantage... Quel est celui-là, que j'apperçois dans votre malle? La Henriade je ne connais pas cela.
ARTHUR
C'est un poëme de Voltaire.
L'ALCADE
De Voltaire !.... Je vais le faire brûler tout de suite devant la porte.
ARTHUR
Comment donc ! mais je vous prie de n'en rien faire !
L'ALCADE
Est-il possible qu'à la douane on laisse passer de semblables ouvrages !