SCÈNE IV
ALFBED.
Monsieur, mou père oubliera ce petit échec ^ et le repos qu'il va goûter chez lui le consolera bientôt d'un si faible désappointement.
LE FBâFET.
C'est à vous surtout qu'il appartiendra d'adoucir sapeiHe^on ne saurait trop chercher à guérir *le mal qu'on a fait.
jkiFBBDi
Je ne vous comprends pas.
LB PBEFBT.
Sans vos cUscoarà, sans les principes. philosophiques que vous avez émis depuis votre retour , votre père eût été nommé.
LB HIBQDIS.
Qu'entends-jCj!.... serait-il vrai ! mon filsphilo-t sophe ! Voudrais-tu déroger?
ALFRED
Non , mon père : la générosité , la valeur, l'élévation des sentimens, en un mot la véritable noblesse, que je tiens de vous, restera toujours pure et sans tache dans mon cœur ; ne vous inquiétez pas du reste. Je vois que M. le préfet me prépare un refus pour la main de sa fille ; mais cela ne me désespère pas : dans ce temps-ci Ton ne reste pas long-temps en place ; quand son tour viendra d'en
sortir, il n'aura plus en vue que le bonheur de Cécile , iBt je suis tranquille sur mon sort.
CÉCILE , i part.
Si mon père pouvait recevoir aujotird'hui sa deMitution!
LB MARQUIS
'Enfin, voilà les élections terminées : oe sont bien les dernières auxquelles j'assiste. Doréna* vanty madame la marquise, vous aurez beau me presser , je ne me mêle plu»*que de ma rneut^.
LE P&ÉFET
Chacun doit pourtant veiller à ce que le département soit représenté d'une manière convenable.
LE MABQUIS.
Allons donc! Nous en sommes habitans,
M. Lenoir et moi, et l'on nous a préféré un homme qui n'a jamais mis le pied dans notre province.
ALFBED.
Cela ne vous étonnera pas, si vous songez siu proverbe que vous répétez si souvent :