SCENE I
GU8TATB.
Cela va bien, madame Deschamps. Je vous enlève après dîner. Nous allons voir le nouveau mélodrame. Comment se porte mademoiselle Julie ?«...
MADAME DESCBAMPS.
ËUe est à sa leçon, ehez M. Coulon.
fiUSTAT^.MlcYMit.
Si vous voulez l'emmener, j'ai un billet à son service. •
MADAME DESCHAMPS
Oui, oui sans doute Eh bien, vous vous
en allez déjà? Attendez donc un peu.
GUSTAVE
Et mon agent de change !... Mes momens ne
m'appartiennent pas; autrement Allons, à ce
"^oir , madame Deschamps.
MADAME DESCHAMPS , sans w lerer.
Adieu , mon petit voisin.
(Gnstare tort. }
Va va.... je sais bien que si ma fille était ici, ton agent de change aurait tort. Ces jeunes gens croyent qu'on est leur dupe.,.. Je ne dis rien, moi , mais je vois tout.
( Entre Fran^iM.) FRANÇOISE.
Madame , c'est une ouvreuse.
,5o LE CONSEIL DE FAMILLE.
MADAME DESCIIAUPS.
Qu'es*-ce quielle nte veut?
( Entre rOuvretu^. )
Ah ! c'est vous? Par <juel hasard?
L'OdVilEUSE» s'aveyant.
Madame Deschamps, Je ctois que vous allez me remercier Donnez-moi une prise.
MàBAME DESOHAMPS ôtani ses lunette*.
Bah !..• qu'est-ce qu'il y a donc ?
L'OOVBEU^E.
Chut!.... Vous savez bien ce gros monsieur décoré que nous avons vu passer hier dans le corridor quand vous causiez avec moi...
MADAME DESCUAMPS.
Eh bien?
L'OUVREDSE. *
Chut !.. Quand vous avez été partie , il m'a mis deux louis dans la main.
MADAME DESCHAMPS
Ah!.,, eh bien?
L'OUVREUSE
Chut!.... Et puis il m'a glissé une lettre pour votre demoiselle que voilà.
MADAME DESCHAHPS.
Qu'est-kîe qu'il lui veut ?