CHAPITRE XXV
ROYAUMES DE CROATIE ET I)K I)AÎ.- MATfB AU DIXIEME SIÈCLE.
Vers Tan 900 de notre ère, la Croatie et la Dalmatie rentrent une nouvelle division géographique. Budinus, qui avait pris en se faisant baptiser le nom de Sviatopolk ou de Svétomir, régla les démarcations de son royaume.
Le pape Etienne et l'empereur Léon l'Arménien lui envoyèrent des ambassadeurs. Honorins, légat du saintsiège, assisté de deux cardinaux. .Iran et Léon, plénipotentiaires de Tempereur, étant arrivé en Illyrie, trouva lit roi campé dans la plaine de Daim;, ou Hilvno. On tint alors un synode ou Pou régla ce qui était relatif à l'Église et à l'État; puis le prince futcouronnésuivant la forme du rituel romain.
Sviatopolk fixa d'abord les limites des provinces de sa juridiction. Tout le pays arrosé par des fleuves qui se jettent dans l'Adriatique reçut le nom de région maritime, et le territoire traversé par les eaux et les affluents de la Save fut appelé Serbie ou Servie.
La première région, à partir de Dalma jusqu'au val de Yino, qu'on nommait auparavant Dalmatie Intérieure, s'appela Croatie. Blanche.
Il arrêta ensuite, avec le consentement des légats du pape, que l'église de Salone serait érigée en métropole et qu'elle aurait pour suffragants les évéchés de Spalato, de Trau, de Scar-
L'UNIVERS
dona, d'Aronsio, de Nona, d'Arbe, d'Absyrtium, de Veglio el d'Épidaure.
L'un des légats, Jean, fut le premier évéque de Spalato , et ses successeurs sont encore qualifiés de primats de Dalmatie et de Croatie.
Sviatopolk nomma Croatie Rouge la contrée appelée précédemment Dalmatie Supérieure et qui s'étendait depuis son camp de Hlivno jusqu'à Babalona.
Il lui assigna pour métropole Dioclée,
2ui eut pour suffragants les évêchés 'Antivan, Budua, Sorbium (Sardania), place située au nord du lac Labéatis (Balta), Bosonium, Calarum,01chinium, Suacium (Sphacia), Scodra, Drivastum (pays des Pulati), Terbùnium et Zachlumium.
La Servie tut partagée en deux provinces : la première, qui s'étendait depuis la Drina jusqu'au mont Pinus, reçut le nom de Bosnie, et il donna celui de Rascie au pays compris entre le même fleuve et la ville de Luscia ou Lissus, située à l'embouchure du Drin.
Le roi établit dans ces deux provinces des bans ou ducs, des zupans ( iupans) ou comtes et des sotniki ( centurions ).
Lorsque les Madgyars s'emparèrent de la Hongrie, les Croates, inquiétés par ce voisinage, abandonnèrent les monts Carpathes , où ils s'étaient établis depuis le troisième siècle de notre ère. Arrivés sur les bords de l'Adriatique, ils se soumirent aux empereurs d'Orient. Constantin Pogonat engagea
cependant on en retrou' unes dans les annales de Charlemagne. Éginbard, de la Croatie, rapporte qi de nombreux combats, Tersatica (Tersatz) , ville Les possessions de ce prin daient pas au delà du ra satica, et il ne recevait q hommage de Paul, seig dera (Zara) et de Donati, évéque. Vers le même temp Nicéphore envoyait une i l'Adriatique pour main te j rite sur le rivage oriental qu'île : or, comme il était avec Charlemagne, il par que cette expédition avait tée entre les deux souverai d'Éginhard semble confira
Î 10 thèse. La Dacie, suivan iste, ainsi que l'Istrie, la la Dalmatie appartenaient magne, à l'exception des mes qu'il permit à l'empei de reconquérir.
Une partie de la Daciè, lieu était Francheville, pc douzième siècle le nom chorion. A cette époque 1 la Slavonie s'étaient sous domination impériale ; n num, ville située au conflue] et du Danube, relevait de l'< et c'est pour cette raison qi Alba-Grseca. La Bosnie étai
rcaient an pouvoir indépendant mlea maritimes, émancipées de Mion des Grecs, à charge par lyer à la chambre impériale trois ante-quatre marcs d argent. La i et fa Croatie se trouvaient » position à peu près semblable deCharlemagne ; c'était moins non pure qu'une vassalité.
Jaat Venise grandissait sous la o de l'empire; son territoire se Jors au Dogado , qui compreto, Chiozza, Malamocco, Hera- Eqoilie, lorsque Nicéphore esfanparer de Comaccnio, dont lit la souveraineté. Paul échoua a entreprise; alors le doge, qui nu Charles , auprès duquel il xfu à Thion ville, et gui, assisté ne de Zara, avait négocié avec i un accommodement entre les t les Grecs, intercéda de nou- >btint la paix pour Venise et ?phore.
ironiques situaient plusieurs nés célestes qui eurent lieu vers que (807) : on observa trois Jeux de lune et la troisième de dernier jour de janvier la plafupiter parut passer dans la i était dans son dix-septième le quatorze de mars celle de fut visible sur le disque du soeu au-dessus du centre de cet formant une tache nébuleuse.
•mène dura huit jours.
18.) L'empire grec, entouré par mis belliqueux et avides , ne plus défendre ses possessions driatique; les Vénitiens et les se virent donc forcés à proténéroes leur commerce contre m sarrazins et contre les Naqui n'avaient pas encore emehristianisrae.
temps auparavant, Haroun-alétait mort, et l'empereur, à Inrrassé de ce rival redoutable, ter contre les Bulgares. Il crut le danger en établissant, à les colonies militaires des Roui corps d'observation sur la : illyrique. Cette garde devait xuer et se recruter dans les Hovinces qu'elle avait mission
Les nouvelles charges pesèrent cruellement sur le peuple, et les exacteurs causèrent autant de mal qu'en auraient
fm faire des ennemis déclarés. On enrôait dans la milice tous les indigents valides, et l'on força les autres habitants à payer l'impôt pour tous, et à donner pour l'équipement de chaque soldat dix-nuit pièces d'or: ce qui équivalait à deux cent cinquante francs de notre monnaie. Toutes les autres taxes furent augmentées, et par une mesure rétroactive on en fit remonter le payement à la première année du règne de l'empereur. La capitale regorgea d'espions, qui tenaient note des dépenses de chaque famille. Le tyran eut le pressentiment de sa fin prochaine : « Je ne sais, disait-il, si c'est Dieu ou le diable qui me pousse ; mais je me sens entraîné par une force irrésistible. » Il mourut a Andrinopie après avoir vu son armée presque anéantie par les Bulgares.