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CHAPITRE X

ETHNOGBAPHIE ET TOPOGRAPHIE DE l'illyeie SUIVANT SCYLAX.

Hérodote range les Hénètes au nombre des nations ïïlyriennes; mais Polybe et Tite-Live les tiennent pour Paphla-

Soniens d'origine. Scylax, à l'exempte 'Hérodote, passe sous silence certaines localités , ce que, du reste , la différence des temps et les changements survenus expliquent d'une manière naturelle. Scylax nomme le long des côtes de l'Adriatique les Diates, qu'on croit être les habitants du territoire de Jadera ou Zara; puis, en suivant la direction sud-est, il signale ldassa, les Aliénites, Dyeta, les Aloupsi, les Olsi, les Poditse et les Hémiones.

Parmi les lies de cette plage il range Istris, Kuretta et les Mentorides; il ajoute qu'il y en a plusieurs autres dont on ignore les noms, ce qui est d'autant plus vraisemblable que de nos jours encore les moins considérables manquent de désignations géographiques, bien que les connaissances hydrographiques faites récemment par le capitaine Gauthier aient considérablement augmenté la somme des données relatives a l'archipel Adriatique. Les Iles ci-dessus nommées nous semblent correspondre à celles de Veglia, de Cherso et de Lossini.

Katarbatis. Au delà d'istris et de Litra , toujours dans la direction sud-est, est l'embouchure du fleuve Katarbatis.

considérable, il se précipite de Scardona, d'où il toml troisième lac, celui de Procli de Sébenico, et se décharge c mer, après avoir reçu pour but les eaux de la Guduchî distance de son embouchur ques, comme au temps de 2 montent jusqu'à Scardona place à douze mille pas de .

sures en dehors du golfe.

Lorsqu'on examine avec texte de Scylax, en ce qui con burues, on serait porté à cro fait que reproduire une relat tienne, celle peut-être d'un a qui voyagea par ordre de Dari où la Macédoine était tribut* de Perse. La fable des Hémi tards a trop de ressemblano des Amazones pour permet!

poser que vers le milieu du de de notre ère, temps où t dont nous avons le voyage une société de femmes, d écrivain contemporain ne fa

Quoiqu'ilensoit,Scylaxsi{ les peuples de ces contrées )• gui, à partir de la Liburnîe jusque dans la Chaonie en 1 cyre , île d' Alcinoùs ; les Hié qui existaient probablement rons du Nymphœum d'Apol de cette contrée que le con tinue à extraire la poix fossile calfater les vaisseaux. On <

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i, slosit le sourenir aurait prés^thologiqne, n'ait mit disks waste étendue dépars, dont «lmiimiHs formeraient les Issu Ge qu'on peut animer, s soi dee places de miyrie et Ire «ne grande analogie avec àttiqne.

spneéquela pointe de la prépayait à Trau Veccbia, ranswTiagurinm. Cette position

sanTu

i, aujourd'hui golfe de lays des Nestiens, qui est dans se, renfermait le territoire de Issaa, de Spalatro, qui forme ié des Slaves. Dans la partie ppelée Brazia , on rencontre Cratseas et Olynta, qui corresirobableaient aux lies de Zem et Brassa. Bua, qu'un pont «a, te rattache pour ainsi dire ferme; Pharos, aujourd'hui sa ou Lissa, sont situées dans e Manioc, dont l'étendue est raée de navigation ; l'embou- Kestus et celle du Naron mes distanee de soixante-quatre

sas ou TJlurus , fleuve qui est a des Slaves, descend de la monts Ardyens qu'on appelle si Polog (NemusDei). Après û les eaux de ses sources prims un lac, il coule au milieu pes abruptes dont il se dégage i TUurus que l'itinéraire d An-

tonin place à vingt-deux mille pas de Salone, distanee qui correspond à la position de Donara. An-dessous de ce point, c'est-à-dire au débouché des montagnes de Mdssor,le Nestua se détourne à roeddent, pour se jeter dans la mer, après un cours de vingt lieues, à peu de distance d'Alomissa.

Entre cette dernière ville et l'embouchure du Naron , la côte n'offre do remarquable que les tles de Goreyre et de Mélite ( Gorxola et Mdeda), sur lesquelles nous reviendrons plus tard.

Au delà du pays des Nestiens, on rencontre le Naron, qui se prête à la navigation des trirèmes et des barques jusqu'à un comptoir situé à quatre-vingts stades de la mer (1). Au-dessus de ce point s'étend un grand lac ; on v remarque une fie de cent vingt stades, dont le sol est très-fertile. Cest de ce lac que sort le Naron.

Opus forme une lie dont l'étendue varie suivant les inondations périodiques , et que des travaux de dessèchement pourraient faire cesser. Depuis le temps des Romains, le sol d'Opus s'est exhaussé de dix pieds, comme le prouvent des fouilles récentes. C'est à Pocitesjl que s'arrêtent les Ciopule ou Zopogh, petites barques du port d'un tonneau, qui ne rencontrent plus assez de fond pour continuer leur navigation. Ce-

Sendant le Naron, est le plus grand euve de la Dalmatie : son cours , en y comprenant ses sinuosités, dépasse

(i) Scylax, ainsi que l'abbé Fortis el Farlato, sont dans l'erreur, et paraissent n'avoir connu de ce fleuve que son embouchure et son cours jusqu'à Pocilegl dans l'Kertzégovine moderne. La \ il le de Narona, que Pline place avant dans les terres, n'était éloignée de la mer que de quatre-vingts stades en ligne droite. Nous conjecturons que Scylax , ayant pris la plaine de Rostok , qui est le Rastoza de Constantin Porphyrogénète , pour le lac en question, lequel n'est considérable que dans la saison des pluies et A l'époaue de la fonte des neiges, aura confondu le Naron avec la Trebiza qui traverse ce grand marais aiusi a ue celui de la Narenta dans laquelle il se décharge. L'île dont Scylax vante la fertilité est vraisemblablement cette partie de la cainnagne qui s'étend entre la Narenta et le Notin. C'est à cette accumulation d'eau qu'il faut sans doute attribuer l'idée du lac

L'UNIVERS

soixante lieues de ? ingt-cinq au degré.

Du Narou à l'Arion la distance est mesurée par une journée de navigation.

L'étendue de la côte entre ces deux fleuves n*a que dix-huit milles de développement : mais comme, dans Indication de Scylax , il fallait contourner la presqu'île de Sabioncello, on trouve au moins soixante-six milles, ce qui est excessif pour une journée de navigation , et cependant il faudrait encore ajouter dix milles pour la distance entre Stagno et l'embouchure de l'Arion.

Tout ce littoral appartient à l'Enchélie, qui forme aujourd'hui l'État de Raguse. Les Enchéliens étaient de race illyrienne : les habitants d'Epidaure, leur capitale, avaient consacré a Cadmus et à Harmonie les écueils appelés de nos jours Pettini, sur lesquels ils avaient élevé un autel à ciel ouvert. Là s'ouvrait le port de Rhizon , aujourd'hui Cataro, et tout le territoire qui s'étend jusqu'à Ruthoé (Budua) en dépendait.

De Buthoé à ftpidamne (Durazzo) la navigation est d'un jour et d'une nuit , et le trajet par -terre de trois jours. Cette donnée de Scylax est exacte. Épidamne ou Dyrrachium , ville grecque , était située dans le pays des Taulentins.

A deux journées de Dyrrachium on trouvait Apoilonie, ville grecque. La distance directe serait de quarante-deux milles; mais l'obligation où Ton se trouve de rétrograder pour aller chercher les ponts , les bacs et les gués des fleuves

ète, qui a écrit TH

asile" le Macédonien, en pai d'une place très-forte. Elle a < d'un évéché, et l'on cite s> Eulalius parmi les Eusébiens parèrent du concile de Sardi

Oricum, port de mer, éU taie de l'Oricie, contrée qui geaitdans la mer Ionienne et* pond à l'étendue de pays a les modernes le Val d'Orco.

signe par le nom Oricie la monts Gérauniens qui se te le lac de Linguetta, en face i son, aujourd'hui Saseno ou S

Les Oriciens avaient pour Alintanes qui habitaient au- PAmantide, les Ghaoniens et niens. Les ruines d'un temp peuples avaient élevé à Pluto bords de rAchéron, subsister

Quanta l'Êrythie, Arrienla l'ftpire, non loin d'Ambracie

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