‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 8 sur 218 · BULGARES, SLAVES · texte numérisé non relu

BULGARES, SLAVES

C'est aussi vers la fin du septième siècle que les Bulgares, sortis des rives du Volga, vinrent jeter leur influence au milieu des révolutions dont les provinces danubiennes étaient le théâtre. Quelquefois seuls , plus fréquemment réunis aux Daces , ils portèrent souvent la terreui et la dévastation dans le nord de l'empire. Ils passèrent le fleuve et vinrent s'établir dans le pays qui aujourd'hui encore porte le nom de Bulgarie. Sophie devint leur capitale, et les empereurs, forcés de ménager des voisins si belliqueux, se firent souvent leurs tributaires. Au temps de Léon, les Bulgares et les Valagues, réunis sous leur roi Cram, s'avancèrent jusque sous les murs de Constautinople, tandis qu'un frère de ce prince mettait le siège devant Adrianopolis. Léon essaya de se débarrasser de son ennemi par un assassinat; mais, échappé à ce piège, Cram court à Andrinople, emporte la ville, et force vingt mille captifs à venir s'établir sut les bords du Danube. Deux ans après ,' Bogoris , successeur de Cram , embrassa le christianisme, que les Daces ou Valaques professaient déjà depuis cinq siècles.

Les mêmes intérêts et la même religion cimentèrent l'union de ces deux peuples, qui ne formèrent plus qu'un seul Etat jusqu'à l'arrivée des Madgyares ou Hongrois en 879.

Vers la fin du neuvième siècle les Slaves se constituent en gouvernements distincts. Destinés providentiellement à arrêter la marche des Mongols, desTartares et des Turcs, et à transmettre à l'Asie la civilisation de l'Europe, ils ont méconnu leur mission en voulant conquérir pour eux-mêmes et sans profit pour les vaincus, en détachant successivement de la famille européenne des nations inférieures quant au nombre , mais supérieures par leurs lumières et leur passé historique. Enfin, telle a été l'imprudence de leurs agressions que l'Europe chrétienne s'est

L'UNIVERS

armée pour la défense de l'islamisme; et que r Autriche, si souvent menacée par la Turquie, l'Autriche, qui ne dut peutêtre son salut qu'à l'héroïque Sobiesky, oublie sa politique héréditaire pour conjurer un danger plus pressant.

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