‹ Provinces danubiennes et roumaines par mm. Chopin et A. UbiciniChapitre 55 sur 300 · CHAPITRE IV. état physique de l'illyiue · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. état physique de l'illyiue

L’Illyrie peut être considérée comme formée de bassins encaissés par les contre-forts de l'arète qui est le prolongement des Alpes Carniques. Le mont Albius, ou Pofog (Nemus Dei ), partage l'Ulyrie, que nous diviserons en Supérieure et Inférieure. Ce diaphragme escarpé qui, dans son ensemble, prend le nom d’Alpes Dinariques, détermine le cours des eaux qui s'épanchent d’une part dans l’Adriatique et de l'autre dans la Save, qui les porte au Danube.

FLEUVES I>E lTlLYRIB INFERIEURE.

Les Ueuves tributaires de l'Adriatique , depuis l’Istrie jusqu'à l'Acrocéraune, ou montagne de la Chimère , sont : l’Arsia, la Czernagora, la Kerka, la Catinia, la Narenta, l’Arian, fleuve souterrain, la Boiana et le Drin. Pour les colonies illyriennes situées au delà du Drin, nous citerons le Malis, l’Ismos, l’Arabos , l’isana , le Carga ou Spirnatza, le Tobi, le Beratino ou Ergent , et la Voïoussa , ue leur pente conduit également à l’Ariatique.

RIVIÈRES DB L’ILLYRIE SUPERIEU RB.

Le versant septentrional des montagnes de l’Ulyrie donne naissance au K.ulp ou Colapis, qui forme le récipient principal des eaux de la Croatie, et le Verbatz ou Verbitza. Plus loin, et en se dirigeant vers l’orient, on traverse le bassin de l’Okrina, qui coule du midi au nord, depuis le mont Blatnitza jusqu’à la Save.

Au delà s'ouvre la vallée de la Bosna , .et enfin celle de la Drina qui sépare la Bosnie de la Servie. La Save, grossie de ces affluents et de plusieurs cours d’eau

de la Sirraie et de l’Esclavonie, tombe, comme nousl'avonsdit, dans le Danube, au-dessous de Belgrade ( Alba Grxca, Alba Jfungarica).

L’Ulyrie des anciens, à l’époque du plus grand développement des dépendances de son territoire , s’étendait, au couchant, jusqu’à la région des Alpes. Le Danube formait sa limite du côte de la Germanie, et les monts Carpathes la séparaient de la Sarmatie : à l'orient, elle était baignée par le Pont-Euxin , la Propontide et l'Hellesponf: au midi par la mer Égée. Telle fut l'Itlyrie d'Appien et celle du grand Diocèse, auquel on réunit encore la Crète et quelques lies del’Archipel. Cette divisiou dura jusqu’à Justinien qui en changea les démarcations.

Quant à l’Ulyrie proprement dite, après le démembrement qui en sépara la Rhétie , la Norique, la Pannonie Aquilonaire, la Pannonie moyenne ou Savie, la Pannonie méridionale, la Garnie ou Carniole, la Japidie et l’Istrie, elle ne fut plus composée que des provinces macédoniennes qui répondaient à l'Épire ancienne et nouvelle. C’est ce que fauteur de l ’/Uyricum sacrum appelle Peculiare seu proprium lilyricum.

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