PRUD IION EXCELLE A PEINDRE LES ENFANTS
petits chiens Plus fréquemment il transforme ces petits êtres en personnages allégoriques et mythologiques qui n’ont pour ainsi dire ni âge ni sexe : ce sont alors des Amours ou des Génies, toutes ces ravissantes pereonnifications que l’on trouve dans le Triomphe de Bonaparte, dans les JVoces d’Ilébé et d' Hercule, dans la décoration de l’hôtel Saint-Julien, dans le Sommeil, dans le Réveil et dans Y Enlèvement de Psyché, dans le charmant dessin du Louvre, le Triomphe de Vénus et dans tant d’autres ouvrages qu’il serait inutile d’énumérer. D’autres fois enfin, en ennoblissant, en dégageant les formes, en idéalisant les types et les expressions, Prud’hon s’élève jusqu’à ces enfanUs sublimes qui représentent le Génie et l’Étude dans le plafond du Louvre.
Trois compositions de date inconnue, qui ont des enfants pour acteurs, et dont nous n’avons pas eu l’occasion de parler jusqu’ici, méritent une mention particulière; ce sont l’Amour caresse avant de blesser, et son pondant, l’Egratignure, ainsi que les Préparatifsde guerre. Dans l’ Amour caresse avant de blesser^ l'artiste a représenté une petite fille à demi couchée
1 . Ces doux sujets ont été gravés par Roger sous ce titre ; Mange, mon petit, mange, et Oh! les jolis petits Chiens.
î. Lithographié par Aubrj'-Lecomle.