‹ Prud'honChapitre 124 sur 148 · L'ASSOMPTION DE L\ VIERGE · texte numérisé non relu

L'ASSOMPTION DE L\ VIERGE

geance que je n’ignore pas l’inlérèt que vous portez aux artistes, et combien vous vous plaisez à leur être agréable.

« J’ai l’honneur d’être, avec la plus parfaite considération. Monsieur le comte, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

« Prdd’hon, -peintre,

« C' do la Lotion d'honnour'. »

La seconde lettre au comte de Forbin nous fournit une indication précieuse à l’égard de ce plafond du grand escalier du Louvre dont j’ai parlé plus haut, et dont Prud’hon ne fit que l’esquisse :

« Paris, le 5 avril ISIS. — Monsieur le comte, le tableau de Y Assomption pour la chapelle du roi étant avancé, et l’esquisse coloriée du plafond de l’escalier du musée terminée, dé.sirant obtenir le payement du second tiers du plafond, je me permets de vous en adresser la demande. Persuadé de tout l’intérêt que votre obligeance voudra bien y apporter, j’ose me flatter de son succès.

« Veuillez, Monsieur le comte, en agréer à l’avance toute ma gratitude, ainsi que l’expression des sentiments de la plus parfaite considération. J’ai

I. L'originat de cette lettre appartient k M. Gautliier La Ctiapelle.

408 L'AMOIR SiÉUülï L'INNOCENCE, ETC.

riiüiineur cl’ôtrc avec respect. Monsieur le comte, votre Irès-lmmble et très-obéissant serviteur.

« PRCD’hON'. Il

Je n’ai pas eu jusqu’ici l’occasion de parler avec détail de quelques importantes compositions dont Prud’hon faisait les esquisses et les études, et que M"' Mayer exécutait en grand avec son concours et signait. Deux de ces ouvrages surtout que Roger a gravés peuvent donner une idée de ces travaux faits en collaboration, et où il est difficile de distinguer la main du maître de celle de l’élève. Ce sont : ri4»iour séduit l’Innocence, le Plaisir l’ entraîne, le Repentir suit, et V Innocence préfère l’Amour à la richesse. L'Amour séduit l'Innocence appartient à la jeunesse de l’artiste, car sur une feuille détachée de l’un des carnets que Prud’hon rapporta de Rome, on en trouve le motif, qu’il se borna à développer et à compléter. Sous les grands arbres d’une forêt, l’Amour tient embrassée du bras droit une jeune fille, dont il caresse de l’autre main le menton. En avant de ce groupe, un enfant qui représente le Plaisir entraîne l’imprudente, dont il a saisi la draperie et jette des fleurs sous les pas des amants. Une admirable figure de femme, qui sym-

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