‹ Prud'honChapitre 65 sur 148 · RACINE. - FRONTISPICE · texte numérisé non relu

RACINE. - FRONTISPICE

l’arrangement du groupe, excellent. L’artiste a même tiré un si bon parti du costume du jeune Anglais, que cette fois on ne songe pas à sourire*.

Le magnifique Racine de Pierre Didot* renferme, au milieu de planches par Girodet, Gérard et Chaudet, deux compositions de Prud’hon. Ce sont : le frontispice avec cette légende, « Son génie et JUelpomene le mènenl à l'immortalité’ -, n et les Frères ennemis. Le frontispice, dont M. Maliérault possède le beau dessin, est une œuvre de premier ordre. L’immortalité assise pose une couronne sur la tôle du poète, qui s’avance en s’inclinant, conduit par un Génie qui tient un livre, et par la Muse. En arrière, on voit les bustes des grands tragiques anciens. La planche qui illustre les Frères ennemis est moins heureuse, et comme elle est signée de Moitié le sculpteur, bien des personnes hésitent à la regarder comme une œuvre du maître*. Prud’hon fit encore pour

1. Le dessin pour celle planche appartient à .M. Maurice Richard.

î. CEiirres de Jean Racine. Paris, imprimerie de P. Didot l'atné. — An u — 1801 à 1805. 3 vol. in-folio. — L'éditeur Lefèvre a publié en 1 8i6 une édition de Racine, 6 vol. in-8, pour laquelle il a repris, en les réduisant, les deux compositions do Prud'hon.

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