‹ Prud'honChapitre 68 sur 148 · LE FL\IN · texte numérisé non relu

LE FL\IN

ABROCOME K A.NZIA.

Quant au roman de Xénoplion, c’est la composition de Prud’hon qui m’a engage à le lire, et il mériterait d’être plus connu. Abrocorne a vu la jeune Anzia dans une fête de Diane; il s’en éprend et l’épouse. I/îs deux amants partent pour un voyage; ils sont séparés jjar je ne sais quel accident. Jeunes et beaux l’un et l’autre, ils sont exposés à mille pièges que l’amour leur fait éviter. Leur constance e.st récompensée, car ils finissent par se retrouver. Dans la vignette que Prud’hon a mise en tête de cette jolie histoire, Anzia, tombée entre les mains d’une bande de brigands, va être sacrifiée au dieu Mars. Déjà elle est liée à l’arbre près de la statue, et les barbares se préparent à la percer de leurs llèches, quand un Sicilien, puissant et bienfaisant, survient à la tête de ses gens cl la délivre. Celte planche est un peu compliquée et confuse, mais le haut du corps de la jeune femme est du galbe le plus élégant et du dessin le plus distingué'.

Prud'hon fil encore plusieurs dessins pour illustrations de livres que je réunis pour n’avoir pas à revenir à ce genre de sujets. Je ne m’arrêterai pas longtemps au portraitde Rousseau et aux cinq vignettes

t. Le dessin pour celle gravure appartienl à M. Eudose Marcille.

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