‹ Prud'honChapitre 81 sur 148 · DIANE IMPLORANT JUPITER · texte numérisé non relu

DIANE IMPLORANT JUPITER

habitants de l’Olympe. Trois petites tètes d’Amours au premier plan font penser aux anges de la Vierge de Sainl-Sixte. On pourrait signaler quelques taches dans cet ouvrage. Le champ en est bien vaste pour l’importance des figures. Le bras du Jupiter est trop long ; la déesse noble, gracieuse, n’est peut-être pas dessinée avec une précision suffisante : elle paraît un peu vide, et c’est un reproche que l’on pourrait faire à la plupart des personnages grands comme nature de Prud hon. Mais son corps est d’un galbe élégant et charmant ; la tète a au plus haut degré cette expression touchante, pénétrante, que nous retrouverons souvent dans les œuvres de l’artiste'. Ces deux plafonds, le premier surtout, mettaient Prud’hon au premier rang des peintres de son temps. Dans Minerve et la Vérité son style n’avait pas encore toute sa force, ni sa couleur toute sa finesse. Ici toutes les qualités de son talent se trouvent réunies. L’ensemble est clair, léger, agréable à l’œil. Sans être très-grand, le dessin

I. Le plafond de Diane a été lithographié par Bailly. — Une charmante esquisse de col ouvrage, qui appartient à M. His de La Salle, présente quelques variantes. Il n'y a que deux tètes d'anges au lieu de trois au premier plan, et l'aigle qui soutient le trône de Jupiter est plus sauvage, plus vrai que dans le tableau. — Je possède le beau de-sin pour ce plafond, qui m'a été donné par M. Eudoxe Marcille.

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