‹ Psukè; dialogue pour le théatre en un acte et neuf scènes. FrontChapitre 52 sur 71 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

KORSOR, s'approchant de la Uble.

Les Chinois fabriquent ainsi des monstres, des phénomènes, en enfermant des nouveaux nés dans des potiches bizarrement contournées d'où ils ne laissent sortir que la caboche et les mains des petits malheureux. . . avec quelques autres trous... indispensables. J'en ai des estampes déconcertantes. On y voit des nourrissons, comprimes dans leur maillot de terre cuite, occupés à têter.

M»« d'auvilliers.

Nos jardiniers font de même pour les courges. — Monsieur Erfeksen, vous continuez à m'intéresser prodigieusement.

ERFEKSEN.

Lacordaire a dit. Madame, que, parfois, une seule âme est un grand auditoire.

MICHEL, qui a quitté son aparté avec Diana Pralaire.

Voilà, Baronne, un compliment qui vous rendra la digestion attentive.

LARBALESTRIER, avec humeur.

Tu ne te souviens de nous que pour lâcher quelque impertinence.

I08 PSUKÈ

MICHEL

Tu as le boire tapageur^ pourquoi ne l 'auraisje pas impertinent ?

LARBALESTRIER.

Tu as de l'esprit, mon cher, mais il y a dessus une tache de vin.

MICHEL, avec sang-froid.

On assure qu'une tache de vin sur un côté du visage de la rare anglaise qui était la maîtresse de Law, le banquier fameux du « Système », notre maître à tous en spéculation, banqueroutier vénérable, l'embellissait d'un charnie étrange. — Je t'ai dit tantôt, mon cher, que sur la Vie Future et l'Immortalité de l'Ame, je me contente de mes traditionsjudaïques.On vérifie les billets de banque, mais non les croyances : les fausses ont aussi bon cours que les vraies,... s'il y en a de vraies. Mes affaires ne me permettent pas de m égarer longtemps dans ces controverses aryennes. Va pour la Foi de mes aïeux. Et veillons à l'escompte !

M""* d'auvilliers.

Je suis dans votre cas, Monsieur Jacob^ je me contente des préjugés inculqués en moi

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