ACTE
MERCURE, «ooriaul»
Rassurez-vous, ce n’est pas lui...
PSYCHÉ
Qui es-tu?
MERCURE
Le plus humble de vos valets.
PSYCHÉ, à part.
Ah! je respire! (Haut.) Les dieux t’obligcnt-ils aussi à cacher ton nom?
MERCURE
Pas le moins du monde : je m'appelle Argur.
PSYCHÉ
Et que viens-tu faire ici?
MERCURE
Vous admirer et me mettre à vos ordres... Parlez, souhaitez, commandez, et vous serez obéie.
PSYCHÉ
Peux-tu répondre à mes questions?
MERCURE
Hormis à une seule.
PSYCHÉ
Alors, je n’ai que faire de toi.
MERCURE, à part.
Bon! nous y voilà! (naut.) Quoi! ne désirez-vous rien? êtes-vous entièrement satisfaite? ne voulez-vous pas connaître vos trésors, qui feraient envie à tous les rois de la . terre ; vos esclaves, qui sont les nymphes et les dryades de ces jardins? Ne manque-t-il pas des témoins à votre bonheur? Ne seriez-vous pas heureuse d’avoir vos amis près de vous... vos sœurs peut-être?
PSYCHÉ
Aurais-tu donc le pouvoir de les conduire ici?
J’ai prévenu vos désirs, et je viens de les y amener.
PSYCHÉ
rSYCHÉ.
Mes sœurs!... Ah ! j’ai hâte de les embrasser!
MERCURE
Vous les verrez dans un instant... pour l’heure, elles sont occupées à revenir de leur évanouissement. — Mais les voici, je crois, je vous laisse avec elles. — Si vous avez
besoin de moi, VOUS m’appellerez !... (a Bérénice et à Dafné qui entrent en scène.) Approchez, princesses.
BÉRÉNICE, avec colère.
Ah ! te voilà, drôle !
MERCURE
Je vous salue, (a pan.) Psyché est en bonnes mains, (u
sort.)