‹ Psyche operacomique en trois actesChapitre 31 sur 64 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

MERCURE, «ooriaul»

Rassurez-vous, ce n’est pas lui...

PSYCHÉ

Qui es-tu?

MERCURE

Le plus humble de vos valets.

PSYCHÉ, à part.

Ah! je respire! (Haut.) Les dieux t’obligcnt-ils aussi à cacher ton nom?

MERCURE

Pas le moins du monde : je m'appelle Argur.

PSYCHÉ

Et que viens-tu faire ici?

MERCURE

Vous admirer et me mettre à vos ordres... Parlez, souhaitez, commandez, et vous serez obéie.

PSYCHÉ

Peux-tu répondre à mes questions?

MERCURE

Hormis à une seule.

PSYCHÉ

Alors, je n’ai que faire de toi.

MERCURE, à part.

Bon! nous y voilà! (naut.) Quoi! ne désirez-vous rien? êtes-vous entièrement satisfaite? ne voulez-vous pas connaître vos trésors, qui feraient envie à tous les rois de la . terre ; vos esclaves, qui sont les nymphes et les dryades de ces jardins? Ne manque-t-il pas des témoins à votre bonheur? Ne seriez-vous pas heureuse d’avoir vos amis près de vous... vos sœurs peut-être?

PSYCHÉ

Aurais-tu donc le pouvoir de les conduire ici?

J’ai prévenu vos désirs, et je viens de les y amener.

PSYCHÉ

rSYCHÉ.

Mes sœurs!... Ah ! j’ai hâte de les embrasser!

MERCURE

Vous les verrez dans un instant... pour l’heure, elles sont occupées à revenir de leur évanouissement. — Mais les voici, je crois, je vous laisse avec elles. — Si vous avez

besoin de moi, VOUS m’appellerez !... (a Bérénice et à Dafné qui entrent en scène.) Approchez, princesses.

BÉRÉNICE, avec colère.

Ah ! te voilà, drôle !

MERCURE

Je vous salue, (a pan.) Psyché est en bonnes mains, (u

sort.)

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