‹ Psyche operacomique en trois actesChapitre 64 sur 64 · LE CHOEUR DES BERGERS · texte numérisé non relu

LE CHOEUR DES BERGERS

Pourquoi ces sanglots et ces cris de détresse ?...

ÉROS

Ah ! contre les transports d’une aveugle tendresse Je n’ai pas su la protéger !

LES FEMMES, avec cooipasiion.

C’est un amant qui pleure sa maîtresse 1 ÉROS.

Non, c'est un dieu qui saura la venger !...

Ses habits de pitre tombent et le laissent voir dans toute la >plc odeur de son costume d’Éros. La Toute s'écarte avec respect.)

LE CHOEUR

O ciel î

Je suis Eros, et les cieux et la terre Ne vivent que par moi !

Je suis Eros, je brave le tonnerre Et ne suis que ma loi.

C’est par moi seul que le monde respire,

Que le printemps fleurit,

Que le jour brille et que l’oiseau soupire.

Et sans moi tout périt !...

Tout périra ! les cœurs dont j’étais l'âme Iront se consumant!

Et le soleil sans chaleur et sans flamme S’éteindra lentement!

Plus de printemps ! la lumière ravie Disparaîtra des cieux !

Je tarirai les sources de la vie

PSYCHE

Au cœur même des dieux!

Et l’univers, enfoui sous les ombres,

Comme sous un linceul,

Ne verra plus, debout sur ses décombres,

Que moi, terrible et seul !...

(ta toute so prosterne épouvantée.)

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