STROPHE I
Les pins, ô Pélion, descendent sur ta pente ;
Un dieu les pousse vers les flots.
Le vaisseau dont Argus a taillé la charpenle
Berce enûn tous ses matelots; >
Ils chantent^ pleins d'ardeur^ sur la poupe embellie
De trépieds et de rameaux verts.
Et coupent hardiment le câble qui les lie
Aux rochers du vieil univers.
Des femmes sur le bord la troupe est soucieuse.
Vers rhorizon tendant les mains.
Tout un peuple bénit la nef audacieuse
Qui porte Tespoir des humains.