‹ Psyché: poëmeChapitre 36 sur 52 · LA CHANSON DE L'ALOUETTE · texte numérisé non relu

LA CHANSON DE L'ALOUETTE

Je suis, je suis le cri de joie Qui sort des prés à leur réveil ; Et c'est moi que la terre envoie Offrir le salut au soleil.

Je pars des chaumes blancs de brume, A mes pieds flotte un fil d'argent, La rosée emperle ma plume.

Et je la sème en voltigeant.

ET POPIMES 833

Je plane et cbante la première Dans Tazur frais où Faube éclot ; Je me baigne dans la lumière.

Et vais me mirer dans un flot.

Ma voix est sans note plaintive, Je ne dis rien au triste soir ; Je suis la chanson folle et vive De la jeunesse et de l'espoir.

Je dis au malade qui veille :

Bénis Dieu, la nuit va unir !

Au laboureur que je réveille :

Fais ton sillon pour l'avenir !

Si mon chant près d'une fenêtre Attire un couple jeune et beau.

Je répète : Le jour va naître, Laisse partir ton Roméo !

Je suis, je suis le cri de joie Qui sort des prés à leur réveil ; Et c'est moi que la terre envoie Offrir un salut au soleil.

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