CINQUIÈME ANNÉE
Psychologie appllquôe à la morale et à rôducatlon.
[Arrêté du 27 juillet 1897.]
Ce cours n\n pas pour objet la psychologie proprement scienlifiquo, ni la psychologie rationnelle ou métapFiysique, mais la psychologie considérée comme étude de la vie de l'dme, en vue de la morale et de T^ucation.
I. La conscience. — La conscience et la réflexion. Part à faire à la spontanéité et à la réflexion dans la vie normale ; abus possible de la réflexion et de l'analyse psychologique.
II. Différents aspects de la vie de l'âme, -r- Le cœur, le caractère proprement dit et l'esprit, correspondant aux facultés élémentaires de Tàme : la sensibilité, la volonté et TinteUigence.
Rapports du cœur et du caractère ; du cœur et de Tcsprit ; du caractère et de l'esprit.
III. Le cœur. — Les inclinations, les passions et les émotions.
1° Les inclinations personnelles. — Les besoins, besoin d'émotion, besoin de mouvement, curiosité. — L'amour de soi et l'égoïsme. — L'orgueil et la vanité. — La coquetterie. . — L ambition. — La cupidité;
2" Les inclinaisons sympathiques : la sympathie comme principe des inclinations qui nous attachent à autrui. — L'amitié. — Les aflections de famille. — Le patriotisme. — La charité ;
3" Les inclinations supérieures: le sentiment du vrai: culture de ce sentiment. — Le sentiment du beau ; culture de ce sentiment; danj^ers à éviter dans cette culture. — Le sentiment moral. — Le sentiment religieux ;
Nota. — - Marquer les caractères et décrire les effets de ces différentes inclinations à l'aide d'exemples biographiques.
4" Développement des inclinations : les inclinations composées (exemple : le patriotisme). — L'imitation et la con tagion morales.
— Diversité des natures individuelles ;
5" Les passions. Les inclinations sont naturellement immodérées et inharmoniques. — Naissance et développement d'une passion; ruines qu'elle laisse dans l'àme. — Comment on peut prévenir par la surveillance de soi-même le développement d'une passion à laquelle on est enclin ;
6" Les émotions : le plaisir et la douleur ; la joie et la tristesse.
— Le plaisir modéré anime l'activité ; le plaisir trop vif ou trop répété î'énerve et l'amollit. La douleur modérée réveille et aiguillonne l'activité, la douleur trop vive la paralyse ; dangers d'une vive sensibilité. — Le bonheur ; dans quelle mesure il dépend de nous.