‹ Psychologie de l'attentionChapitre 19 sur 31 · Les Maladies de la volonté, ch. v · texte numérisé non relu

Les Maladies de la volonté, ch. v

Rapprocher l’attention de l’extase n’est pas une nouveauté : l’analogie des deux états est si grande que plusieurs auteurs se sont servis de l’attention pour définir l’extase. « C’est, dit Bérard, une exaltation vive de certaines idées qui absorbent tellement l’attention que les sensations sont suspendues, les mouvements volontaires arrêtés, l’action vitale même souvent ralentie. » Pour Michéa, c’est « une contemplation profonde, avec abolition de la sensibilité et suspension de la faculté locomotrice ». A. Maury s’exprime encore plus explicitement. « Une simple différence de degré sépare l’extase de l’action de fixer avec force une idée dans l’intelligence. La contemplation implique encore l’exercice de la volonté et le pouvoir de faire cesser la tension extrême de l’esprit. Dans l’extase qui est la contemplation portée à sa plus haute puissance, la volonté, susceptible à la rigueur de provoquer l’accès, est impropre à la suspendre *. »

Gomme pour l’idée fixe, on peut, entre l'état

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