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CHAPITRE PREMIER LES FONDEMENTS DE NOS GROTANGES

I i. Origines anceslrales de nos croyances. — Pour comprendre le socialisme il faut d'abord rechercher comment se forment nos croyances. — Les concepts ancestraux ou concepts de sentiments. — Les concepts acquis on concepts intellectuels. — Influence de ces deux catégories de concepts. — Comment des croyances qui semblent noiiVelles dérivent toujours de croyances antérieures. — Lenteur avec laquelle changent les croyances. — Utilité des croyances communes. — Leur établissement marque la période culminante dune civilisation. — Les grandes civilisations représentent l'efllorescence d'un petit nombre de croyances. — Aucune civilisation n'a pu se maintenir sans avoir à sa base des croyances communes. — § 2. Rôle des croyances sur nos idées et nos raisonnements. Psychologie de V incompréhension. — Comment notre connaissance du monde est déformée par nos croyances héréditaires. — Elles agissent sur la conduite, et sur le sens que nous attachons aux mots. — Les individus de mentalité différente parlent nécessairement des langues différentes. — L'incompréhension les sépare autant que la diver gence de leurs intérêts. — En quoi la persuasion n'a jamais ou ses racines dans la raison. — Influence prépondérante des morts dans les discussions entre les vivants. — Conséquences de l'incompréhension. — Impossibilité de la colonisation pour les peuples chez lesquels l'incompréhension est très développée. — Pourquoi les livres d'histoire ne correspondent que de fort loin à la réalité. — § 3. Formation ancestrale de la morale. — Les mobiles réels de la conduite sont le plus souvent des instincts héréditaires. — La morale n'existe que lorsqu'elle est devenue inconsciente et héréditaire. — Faible valeur de l'enseignement actuel de la morale 67

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