CHAPITRE PREMIER
LES LOIS DE L'ÉVOLUTION, LES IDÉES DÉMOCRATIQUES ET LES ASPIRATIONS SOCIALISTES
i. Rapports des êtres avec leurs milieux. — L'existence de tous les ôlrcs est conditionnée par leurs milieux. — Importance des transformations que ces milieux produisent et lenteur de ces transforma-
tions. — Pourquoi les espèces semblent immuables. — Les milieux sociaux. — Brusques changements produits dans ces milieux par les découvertes modernes et difficultés pour l'homme de s*y adapter. — § 2. Le conflit entre les lois naturelles de révolution et les conceptions démocratiques. — Opposition croissante entre nos conceptions théoriques du monde et les réalités constatées par la science. — Difficultés pour les idées démocratiques de se mettre d'accord avec les nouvelles notions scientifiques. — Comment se résout en pratique le confiit. — Les démocraties sont amenées finalement & favoriser toutes les supériorités. — Formation des castes dans le régime démocratique. — Avantages et dangers des démocraties. — Les mœurs financières de la démocratie américaine. — Pourquoi la vénalité des politiciens américains ne présente que de faibles inconvénients sociaux. — Les idées démocratiques et les sentiments des foules. — Les instincts dos foules no sont pas démocratiques. — § 3. Le conflit entre les idées démoo'atiques et les aspirations socialistes. — Opposition entre les principes fondamentaux des démocraties et les idés socialistes. — Le sort des faibles dans les démocraties. — Pourquoi ils ne gagneraient rien au triomphe des idées socialistes. — Haine du socialisme pour la libre concurrence et la liberté. — Le socialisme est actuelle* ment le plus redoutable ennemi de la démocratie 297
§ i. Les luttes naturelles des individus et des espèces. — La lutte universelle des êtres est une loi constante de la nature. — Elle est la condition essentielle du progrès. — Intolérance de la nature pour la faiblesse. — § 2. La lutte des peuples. — Lutte constante des peuples depuis l'origine de l'histoire. — Le droit du plus fort a toujours été l'arbitre de leurs destinées. — Pourquoi la force et le droit sont des identités. — Gomment les petits Etats peuvent parfois subsister. — Les limites du droit des peuples sont mesurées par la force dont ils disposent pour les défendre. — Gomment les peuples civilisés appliquent aux nègres les principes précédents. — Valeur des dissertations dos théologiens et des philanthropes. — Le droit et la justice dans les relations internationales. — Pourquoi les luttes des peuples seront probablement plus vives dans l'avenir que dans le passé. — § 3. La lutte des classes. — Ancienneté de la lutte des classes. — Sa nécessité. — Pourquoi, loin de s'effacer, elle ne peut que s'accroître. — Tentatives inutiles des religions pour supprimer les luttes entre les classes. — La division qui sépare les classes est beaucoup plus profonde en réa» lité que jadis. — Programme de lutte des socialistes. — Incompréhension réciproque des partis en présence. — Rôle considérable de l'erreur dans l'histoire. — §4. Les futures luttes sociales. — Violence de la lutte avec les socialistes. — La lutte aux Etats-Unis. — Diflîcultés qu'auront les vieilles sociétés pour se défondre. — Dissociation de leurs armées 324